EUS, Postdrome & Saåad

Different Streams

(Grains of Sand Records, Soft Recordings / Internet)

 date de sortie

23/02/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Grains of Sand Records / Saåad / Soft Recordings

 liens

Saåad
Grains of Sand Records
Soft Recordings

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Il y a un peu plus de deux ans maintenant, après une découverte de Saåad en live, on les écoutait sur disque dans le cadre d’une collaboration avec EUS et Postdrome pour le label BLWBCK. Il est vrai que le résultat fonctionnait à merveille, mais c’est tout de même une surprise que de retrouver ces trois mêmes projets pour un nouvel album, cette fois publié par Grains Of Sand Records pour la version cassette, et Soft Recordings pour les CDR et versions numériques.

On le soulignait déjà sur la précédente chronique, les trois projets partagent des univers proches, autour de l’ambient et du drone, avec une approche plus ou moins rock selon les artistes mais avec toujours une certaine noirceur. C’est sous une tonalité rock justement que débute l’album, emporté par les guitares rugueuses et le froissement métallique des cymbales de Dervish Dealer, se poursuivant de façon similaire sur The Bitter Truth que l’on rapproche dans un premier temps des musiques dark ambient, abstrait, alignant grincements et claquements de cordes avant de stationner sur une boucle mélodique en berne.
On change assez nettement de style à partir de Wait avec un son plus doux même si quelques claquements de basses sévissent au loin, accompagnés d’un râle feutré. On décolle ensuite avec The Only Path et ses nappes électroniques ponctuées de souffles évoquant le passage de vaisseaux spatiaux.

Un bol d’air de courte durée puisque l’on aborde la deuxième moitié de l’album avec un son très métallique, Snowfall étant construit sur de longs accords de guitares électriques, tendues et ponctuées de réguliers crépitements électroniques. On retrouve un peu cette approche sur l’intro expérimentale de Fractus qui mêle souffles, grincements et froissements de cordes, mais cette fin d’album est marquée par un autre changement de style, peut-être plus surprenant, qui nous amène vers un krautrock électronique proche de Klaus Schulze ou Tangerine Dream. On retrouve sur ce Fractus les arpèges inquiétantes de basses électroniques du groupe allemand mais c’est Deaf Implodes qui nous amène sur ce terrain de jeu 70s avec des claviers vintages proches des premières productions de Klaus Schulze. C’est beau, particulièrement ambient, plaintif tout en s’échappant de la noirceur qui nous tenait jusque là.

Alors que l’on s’attendait un peu à un final en douceur, le trio nous surprend encore avec un dernier titre relativement abstrait, invitant quelques vocalises haut perchées sur un ensemble dense de nappes et souffles, flirtant avec le bruitisme. Un album sombre, mais haut en couleur.

Fabrice ALLARD
le 23/11/2016

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