Heinali

A Wave Crashes

(Fluttery Records / Import)

 date de sortie

15/03/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Expérimental / Fluttery Records / Heinali

 liens

Fluttery Records
Heinali

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Cela fait un petit moment que l’on n’avait pas parlé du label Fluttery Records. Il se trouve que celui-ci est très porté sur le post-rock alors que pour notre part, nous avons décidé de nous recentrer sur les productions plus électroniques. Si nous parlons d’Heinali aujourd’hui c’est justement parce que ce projet sort du lot des productions du label américain.

Heinali est le projet de l’Ukrainien Oleg Shpudeiko, un autodidacte qui a commencé à composer au début des années 2000. Déjà auteur de l’album Air en 2012 chez Fluttery Records dans un registre plutôt néo-classique, le voici dans un tout autre style. En effet, l’Ukrainien expérimente avec différents instruments, machines, il compose également pour des installations et performances et il lui arrive d’intégrer de grosses guitares électriques dans sa musique.
On a donc la chance de découvrir ce projet avec A Wave Crashes qui se caractérise par un croisement de sonorités vintages, de nappes d’orgues et effets électroniques pour obtenir une combinaison d’ambient mélodique et de drone, saupoudrée de bruitages et textures expérimentales.

Le disque s’apparente à un mini-album puisqu’il est composé de 4 titres de 5-10mn pour un total d’une grosse demi-heure. On débute par la pièce la plus expérimentale puisque A Wave Crashes I est une sorte de magma sonore, un mélange de tonalités brouillées, un bouillonnement bientôt croisé à des textures grésillantes. C’est rugueux, rocailleux, presque bruitiste, comme un torrent sonore qui se poursuit de façon beaucoup plus subtile sur A Wave Crashes II. Les grésillements s’estompent un peu, des accords graves restent au second plan, laissant des boucles électroniques répétitives prendre le dessus. C’est plutôt bien accrocheur, entêtant et régulièrement remis en perspective par un joli jeu de filtres.
Petit à petit on se dirige vers un certain apaisement. Ainsi le troisième volet de A Wave Crashes se fait plus minimaliste avec ses gros accords d’orgues qui s’enchaînent et se superposent, entremêlés à de fines textures grésillantes. Dans ce prolongement, A Cloud Withdrew From A Sky apparaît comme le titre le plus calme et lumineux, mais aussi le plus classique. Bien qu’hésitant, mal assuré avec ses mélodies chevrotantes, tintinnabulantes, il se démarque en montant dans les aigus, laissant l’auditeur sur une impression de flottement, de calme après l’orage.

Une belle surprise donc et une découverte que l’on prolongera sur le compte Bandcamp de l’artiste, richement fourni.

Fabrice ALLARD
le 27/11/2016

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