Christian Löffler

Mare

(Ki Records / Import)

 date de sortie

07/10/2016

 genre

Electronique

 style

Deep House

 appréciation

 tags

Christian Löffler / Deep House / Ki Records

 liens

Christian Löffler
Ki Records

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Fondateur du label Ki Records, Christian Löffler y publie pléthore de sorties, principalement en 12", comme ont l’habitude de le faire les musiciens opérant dans une forme de techno minimaliste ou deep house. En dehors de tous ces EP, l’Allemand offre aussi quelques albums, dont ce Mare, second long-format de son auteur, composé dans une cabane en bois de la péninsule de Darβ, le long de la Baltique au nord de Rostock. Voulu comme davantage organique, Mare l’est effectivement, intégrant quelques sonorités semblables à des percussions en bois (Neo 1, Silk 1), des teintes plus métalliques et saturées (Krone 1) ou bien, sur quatre des dix-sept (!) titres, la voix de Mohna (en plus de la sienne propre, sur d’autres morceaux).

Au-delà de ces spécificités, les basiques de la deep house sont bien présents sur l’album : pulsations régulières, sensation d’être transporté par la musique, travail sur la longueur (soixante-seize minutes en tout), forme de mélancolie de l’ensemble et caractère itératif de quelques boucles mélodiques. À certains instants, les rythmiques se font un petit plus marquées, histoire de solliciter un hochement de tête plus appuyé (Athlete 3) tandis qu’à d’autres, une arythmie est mise en place pour souligner le caractère tendre du piano (Pigment).

N’étant pas forcément très familier de ce style musical (ou tout du moins ne mettant pas spontanément ce type de disques dans notre lecteur), c’est avec d’autant plus d’intérêt que nous nous sommes penchés sur Mare et avons apprécié tant ses circonvolutions que la capacité de Löffler à faire avancer sa musique tel un train sur des rails. Sûr de son fait, maîtrisant son écriture et ses effets, le jeune Allemand déploie son talent nonobstant quelques facilités (les clappements de mains à contretemps sur Wilderness) dont on l’excusera sans difficulté, au regard de la globalité de cet album emballant.

François Bousquet
le 16/12/2016