Marcus Maeder

Progeny

(Domizil / Metamkine)

 date de sortie

00/04/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Domizil / Expérimental / Marcus Maeder / Minimal

 liens

Domizil
Marcus Maeder

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En tant que co-fondateur du label suisse Domizil, il est assez logique de retrouver Marcus Maeder très régulièrement sur cette structure. Domizil est un label porté sur des musiques électroniques très expérimentales, arborant même un certain minimalisme. C’était tout particulièrement le cas avec Marcus Maeder, jusque dans les pochettes monochromes de ses albums et EP. Avec Progeny et sa couverture de forêt luxuriante, on se doute que quelque chose a changé...

Si Existence, le titre d’ouverture, n’est peut-être pas le plus facile d’accès, c’est en tout cas celui qui nous permet de découvrir ce nouvel univers que l’on verra comme une tentative, par la musique, d’imiter le monde réel. Comme le suggère la pochette, c’est plutôt au monde vivant que s’intéresse Marcus Maeder, à la biologie et aux écosystèmes. Un son à peine audible, un souffle léger, et puis des bruitages électroniques qui font penser à des cris d’animaux, épars et timides, quelque part entre dauphins et baleines.
Chaque morceau est assez différent, mais chacun semble décrire un environnement différent, plus ou moins habité, mettant tour à tour l’accent sur la faune ou la flore alors que le Suisse utilise essentiellement des sonorités métalliques ou minérales. On trouve assez souvent une base de souffles ou une fine texture sur lesquelles viennent se poser de multiples bruitages, avec des teintes qui peuvent être industrielles sur Cybernetic Approach.

On retrouve toutefois une approche minimaliste qui se décline de différentes manières. D’un côté c’est une base discrète qui laisse place à de fins bruitages, comme les oscillations métalliques de Substrate, les tintements et résonances minérales de Niche ou les micros sonorités de The Observer qui peuvent évoquer un univers minuscule et grouillant d’insectes mécaniques.
D’un autre côté, on trouve une ambient plus classique puisque ce sont les nappes et longs accords qui prennent le dessus sur des bruitages plus discrets ou qui se fondent presque dans le décors. On notera notamment Progeny qui pose deux notes répétitives que de fins crissements métalliques viennent frôler. D’un style très proche, on lui préférera peut-être Medium même s’il est plus radical en jouant sur un fort contraste entre ces mêmes crissements métalliques et des drones timides, mais graves et profonds.

Cela dit, notre préférence se portera très nettement sur Drift, une ambient certes plus classique, qui nous rapproche de la banquise, ultra-minimale, grave et apaisée, ponctuée de légers accrocs et vibrations. Si l’ensemble du disque est particulièrement fin, ce Drift est d’une beauté glaçée.

Fabrice ALLARD
le 26/12/2016

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