Ryan Teague

Site Specific

(King Tree / Import)

 date de sortie

11/11/2016

 genre

Jazz

 style

Future Jazz

 appréciation

 tags

Future Jazz / King Tree / Ryan Teague

 liens

Ryan Teague

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Fin 2014, Ryan Teague publiait un album grâce auquel on reprenait attache avec le musicien, en raison d’un positionnement stylistique en rupture avec ses travaux précédents : en lieu et place de l’ambient ou du néo-classique, l’Anglais passait en effet à une electronica aux mélodies galopantes. Nouveau changement de direction avec Site Specific puisque Ryan Teague s’y confronte à une forme de future jazz, conviant surtout une demi-douzaine de musiciens à ses côtés, dont deux d’entre eux (Gareth Davis à la clarinette basse et Dan Nicholls au piano électrique) officient sur tout l’album.

De son côté, le Britannique a (presque) délaissé ses machines et apports électroniques pour se concentrer sur son synthétiseur, sa guitare et ses percussions. Conjugués aux interventions de ses partenaires, ces instruments permettent la mise en place de huit morceaux à la riche ambition, capable de développer un propos ample et fécond, échafaudant ses ensembles par petites touches et intégration progressive. C’est ainsi que le dialogue clarinette basse/piano électrique joue fréquemment, et avec grande habileté, sur le contraste entre les notes tenues et profondes de la première et le toucher délicat et quasi-aquatique du second (Northbound Sleeper).

Volontiers portée sur quelque chose de suave et enrobant (Second Scene, renforcé par le violoncelle d’Andy Nice, ou bien Dove Trick, porté par le bugle de Bryan Herman et le vibraphone de Tom Edwards), l’écriture de Ryan Teague peut toutefois se laisser aller à des facilités, façon « écriture automatique », lorsqu’elle laisse trop la part belle aux déliés de guitares (Verboten Fold). Plus loin, on pourra être également légèrement réticent à la présence de sonorités saturées dans le morceau-titre, tellement les tonalités organiques et claires se débrouillaient très bien sans ces adjuvants. Mais, assurément, pour les trois autres quarts de cet album, son écoute s’avère particulièrement recommandable et confirme ce qu’on avançait en fin de chronique il y a deux ans : « on n’a qu’une envie : repartir aussi sec ; en compagnie de Ryan Teague, assurément ».

François Bousquet
le 17/01/2017

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