Caroline Mesquita : The Ballad

 date

du 24/01/2017 au 11/03/2017

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Caroline Mesquita / Fondation d’entreprise Ricard

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Comme elle en a déjà eu l’occasion par le passé, la Fondation d’Entreprise Ricard, continuant de suivre les jeunes artistes sélectionnés pour son Prix annuel, offre ses espaces pour une exposition personnelle d’une d’entre eux. C’est ainsi que trois ans après avoir concouru, Caroline Mesquita revient dans ces murs pour une proposition nettement plus dense que les structures d’acier qui parcouraient l’espace en 2013, bien qu’à nouveau, le métal constitue le matériau de base de ses créations.

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Vue de l’exposition

Proposition plus dense car elle prend davantage corps, par le truchement de la réalisation de trois quasi-maquettes de théâtre, mises en scène d’un musée de cire, voire captures d’écran d’un film catastrophe. Des mannequins faits de plaques de laiton ouvragées sont ainsi figés dans leurs postures, en plein mouvement, leurs gestes très expressifs, yeux et bouches tracés sur le métal, des noms de personnages étant affublés à chacun d’eux et servant de titres aux œuvres, les intitulés de ces trois espaces s’apparentant à des scènes d’une pièce dramatique (The Plane Wing, The Plane Sidewall et The Wing Tip). À ce grand anthropomorphisme répond la fidélité réaliste des assemblages d’acier servant de décor, censés figurer les ailes, carlingues et réacteurs de l’avion qui se serait écrasé.

Le visiteur est donc appelé à déambuler parmi ces restes, passant entre ces quasi-statues, comme aurait pu le faire celui qui aurait arpenté Pompéi après l’éruption du Vésuve. L’impression un peu macabre est toutefois contrebalancée par le fait que l’ensemble souffre d’une forme de désincarnation, voire d’un trop fort symbolisme qui, en négatif, met à distance l’émotion et l’aspect possiblement voyeur du parcours. Il faudra attendre, pour que les travaux de la jeune Française se matérialisent véritablement, le bout de l’exposition, avec une vidéo en stop motion dans laquelle Caroline Mesquita apparaît, grimée en différents personnages, au milieu de ses mannequins métalliques. Compagnonne de ces allégories, elle se trouve aussi bousculée par celles-ci, mi-femme mi-sculpture, dans un jeu inversé où les créatures se retournent contre leur créatrice.

François Bousquet
le 15/02/2017

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