Yaporigami

A Hectic Truer

(FF’Space / Internet)

 date de sortie

27/05/2015

 genre

Electronique

 style

Expérimental / IDM / Minimal / Techno

 appréciation

 tags

Expérimental / FF’Space / IDM / Minimal / Techno / Yaporigami

 liens

FF’Space
Yaporigami

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Petit à petit, le catalogue du label FF’Space s’enrichit. Le rythme est lent puisque la structure de v4w.enko produit aussi bien des disques que des créations graphiques, mais en 3 ans nous avons fait quelques découvertes (Sanmi, 14circles) et le label commence à avoir des contours bien définis. S’il n’est pas nouveau, on découvre ici le travail de Yaporigami, le projet du japonais Yu Miyashita, actif depuis une dizaine d’années. Une petite recherche nous montrera que l’on avait déjà croisé le musicien sur la compilation Clicks & Cuts vol.5 du label Mille Plateaux et qu’il assure le mastering de nombreuses productions électro, dont le Nu.it de Sawako publié chez Baskaru.

À l’image des précédentes productions du label FF’Space, la musique de Yaporigami est assez aride, avec ici un album essentiellement basé sur un travail rythmique. Une rythmique sèche, déstructurée, concassée, mais qui apparaît finalement régulière. Si l’on peut percevoir différentes strates rythmiques, il en reste une, plus sourde et plus régulière qui mène l’ensemble sur ce Fragment ponctué de bris de verre.
Si l’artiste reconnait ici une approche plus "techno" de sa musique, c’est peut-être en raison de cette base sèche et sourde, ces kicks qui structurent chacune des 7 pièces qui composent l’album, mais on est tout de même plus proche d’Autechre que du dancefloor, même si l’on croit entendre une bribe vocale ("house" ?) sur Fragmental. De micros éléments sont toujours présents, quelque part entre la ponctuation et arrière plan, comme les bleeps du très répétitif Fragmentary qui peuvent évoquer une scène de jeu vidéo.

C’est peut-être le point noir de cet album : si les éléments sonores sont variés (kicks secs, glitchs, raclements, percussions métalliques), il n’empêche que la musique du Japonais apparaît tout de même très répétitive, faisant preuve d’un certain minimalisme, au risque de lasser sur des pièces qui tournent autour des 6mn.
Si on ne devait retenir que 2 titres, ce serait tout d’abord Fragmentation qui de part sa durée fait plutôt figure d’interlude alors que le temps semble y être étiré. Il précède Fragmented qui au contraire est certainement le titre le plus orienté techno. Une base binaire mène la danse mais une multitude de bruitages rythmiques, chuintements et coups métalliques parviennent à créer une certaine rondeur sur ce jeu de percussions.

Un album intéressant, peut-être pas le meilleur de l’artiste, mais qui a au moins l’avantage de donner envie d’aller écouter d’autres productions du Japonais.

Fabrice ALLARD
le 05/02/2017

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