Svarte Greiner

 date du concert

08/03/2017

 salle

Salon de Musique,
Paris

 tags

Salon de Musique / Svarte Greiner

 liens

Salon de Musique

Nouvel avatar des concerts en appartement, le Salon de Musique a ouvert ses portes il y a un an et a déjà accueilli notamment Tomoko Sauvage ou Rhys Chatham. Situé Place des Vosges, dans un très bel immeuble (vitraux aux fenêtres, belle hauteur sous plafond), le lieu draine naturellement une cohorte de gens hyper lookés, échappés des vernissages des galeries toutes proches ou des défilés de la Fashion Week. Face à cette faune se tenaient ce mercredi soir deux musiciens pour deux sets d’une demi-heure chacun, débutant par des retrouvailles scéniques.

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Svarte Greiner

En effet, et même si ses sorties sur disque sont régulières, cela faisait plus de cinq ans que nous n’avions pas vu Svarte Greiner en concert. Ouvrant les débats un peu avant 20h30, le Norvégien se mit dans sa configuration traditionnelle (en tout cas celle dans laquelle on l’avait vu en 2009 et 2011) : guitare électrique sur les genoux, inévitable archet utilisé à un moment et jeu très précis et poussé sur les potentiomètres de ses pédales d’effets. La nappe installée par Erik K. Skodvin ne se faisait pas trop dense, mais suffisante pour créer un tapis sonore, parcouru de petites notes jouées de manière détachée. Un travail sur la réverbération lui permettait, dans le même temps, d’apporter un caractère plus aérien à l’ensemble tandis que les variations sur les pédales charriaient un peu de granulosité.

Les lancinants traits de six-cordes, réalisés grâce à l’archet étaient ensuite mis en perspective avec quelques accords pincés, pour atteindre progressivement une saturation de l’espace avec des quasi-larsens et poussées sonores. Pour terminer, des souffles et anfractuosités rejoignirent cet agrégat pour constituer une structure probablement moins enveloppante que ce que nous aurions pu imaginer (la configuration du lieu jouait peut-être, à cet égard) mais confortant nos positions à l’endroit du Norvégien.

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Low Jack

Assis derrière son laptop et ses machines, Low Jack prit le relais après une pause. Débutée par des samples urbains, sa prestation se concentra ensuite sur un dialogue saisi, découpé et ré-échantillonné (apparemment l’interview d’une personnalité féminine). L’échange entre les deux personnes était entrecoupé de plusieurs plages musicales assez sombres, marqués par des éléments plutôt lourds et appuyés voire patauds. Comme s’il fallait absolument habiller son électro, Philippe Hallais faisait revenir très souvent ses samples parlés, sans parvenir à produire quelque chose qui suscite véritablement notre adhésion.

François Bousquet
le 10/03/2017

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