Paul Beauchamp

Pondfire

(Boring Machines, Old Bicycle Records, Neon Produzioni / Import)

 date de sortie

08/06/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Folk

 appréciation

 tags

Ambient / Boring Machines / Drone / Folk / Neon Produzioni / Old Bicycle Records / Paul Beauchamp

 liens

Boring Machines
Paul Beauchamp
Old Bicycle Records
Neon Produzioni

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C’est grâce au label Boring Machines que l’on découvre l’artiste américain Paul Beauchamp désormais basé en Italie. Pondfire était simplement publié sur le compte Bandcamp de l’artiste, jusqu’à ce que le label italien, en coproduction avec Old Bicycle Records et Neon Produzioni ne lui donne une existence physique sous forme de disque vinyle.
Paul Beauchamp a commencé à composer au début des années 90, expérimentant à partir de bandes magnétiques, boucles, field recordings et improvisations. Son intérêt pour les manipulations sonores l’a logiquement orienté vers les musiques électroniques pour finalement trouver un équilibre en manipulant des sources acoustiques telles que l’harmonica, le dulcimer ou encore la scie musicale.

Sorti le 8 juin, Pondfire est teinté d’une certaine nostalgie. En effet le 8 juin est le jour de naissance de Paul Beauchamp, mais aussi celui de son grand-père qu’il qualifie d’homme le plus important de sa vie. Celui-ci tenait une ferme, des terres sur lesquelles se trouvait un étang au bord duquel Paul Beauchamp et son frère passaient leur temps. C’est à et étang que l’album fait référence. Auteur ici d’une musique particulièrement ambient, on plonge volontiers dans ce passé qui pourra paraître à la fois doux et tourmenté, à l’image du morceau titre qui semble construit à partir d’un frottement métallique, dans une boucle de plus en plus puissante.
En effet si l’album s’ouvrait de façon plutôt apaisée (Icicles), entre BO de film de science-fiction et ambient minimale, Paul Beauchamp aime produire des atmosphères un peu mystérieuses, voire inquiétantes quand les nappes se font sombres (Muddy Creek) et résonnent comme des grognements métalliques pendant que flottent les sifflements fantomatiques d’un Theremin (Oak).

Mais notre préférence se portera certainement sur Old Phillip’s Bridge Lament : le principe est toujours le même, les sonorités restent proches, entre nappes électroniques et traitement de sonorités acoustiques (on devine ici la scie musicale), mais ce titre bénéficie d’une profondeur nouvelle, probablement créée par quelques accords de guitare électronique. Des glissements un peu nasillards, presque menaçants, tout en donnant un peu plus de corps à cette musique. Certes un peu plus sage, Muscadines en reprend le principe avec l’apparition de vagues graves et grésillantes, frôlant la saturation alors que c’est l’harmonica qui apporte une lumière étincelante.

Pour finir on sera surpris par Redbelly qui conclut l’album sur une teinte folk, un titre bien à part croisant mélodie de dulcimer et accompagnement d’orgue. Un changement de style mais l’ambiance est en phase avec le reste de l’album, empreint de nostalgie.

Fabrice ALLARD
le 27/03/2017

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