Rien ne nous appartient : Offrir

 date

du 28/03/2017 au 06/05/2017

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Pierre Paulin

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Après avoir réuni les artistes invités pour une résidence d’une semaine en décembre, la commissaire de l’exposition, Flora Katz, annonce vouloir procéder selon un protocole bien particulier, consistant à ne pas fournir d’éclairage, autre que la lumière naturelle, aux œuvres présentées dans la Fondation d’Entreprise Ricard. Visiter le lieu lorsqu’il fait jour (ce qui est largement possible, à présent que nous sommes passés à l’heure d’été) s’avère alors indispensable, même si la disposition des pièces exposées facilite la visite (aucune œuvre dans les coins, ni dans les endroits trop éloignés des baies vitrées et fenêtres).

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Vue de l’exposition

Faute d’autre réel fil conducteur, on se saisira donc de cette modalité de monstration pour essayer de tisser un lien entre les propositions d’artistes par ailleurs assez proches en âge (tous sont nés entre 1979 et 1990). Pour contourner la difficulté de base, Hélène Bertin réalise un mini-Lavoir, constitué de grès et de bioéthanol destiné à alimenter une petite flamme tandis que Rochelle Goldberg offre une sculpture lumineuse, combinant pattes en céramique, corps en fibres optiques et ailes en plumes et nylon, le tout traversé par du courant électrique. Également destinée à conduire du courant (ou d’autre fluide), la construction de K.r.m. Mooney semble morte : le tube néon est éteint, la conduite en acier ne contient pas d’électricité et le réchauffeur à eau ne trempe pas dans un liquide. Pour autant, cet assemblage, placé sous (et parallèle à) une baie vitrée, ne saurait être mis au rebut.

Profitant aussi de la lumière extérieure, la veste de Pierre Paulin se fait réversible : une face bleu nuit (pour se fondre dans celle-ci) et un côté blanc (pour se faire invisible en plein jour). Les peintures de Morgan Courtois ne peuvent prétendre à cette invisibilité : lointainement inspirées des Nymphéas de Monet, elles arborent des teintes sombres, paraissant presque noires pour celles les plus éloignées des fenêtres. Toutes ces propositions composent alors un ensemble un peu théorique et abstrait, parfois trop formaliste mais assurément joliment baigné de lumière naturelle.

François Bousquet
le 09/04/2017

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