Skymningslandet

Skymningslandet

(Zeon Light / Internet)

 date de sortie

06/07/2015

 genre

Electronique

 style

Folk / Krautrock / Psyché Rock

 appréciation

 tags

Folk / Krautrock / Psyché Rock / Skymningslandet / Zeon Light

 liens

Skymningslandet
Zeon Light

 autres disques récents
Building Instrument
Kem Som Kan Å Leve
(Hubro)
Arve Henriksen
Towards Language
(Rune Grammofon)
Sóley
Endless Summer
(Morr Music)
A-Sun Amissa
The Gatherer
(Consouling Sounds)

En 2014 on vous parlait de Mackaper, un quintet suédois tournant autour de deux organistes dont Markus Hulthén que l’on retrouve dans ce nouveau projet, un quatuor guitare, orgue, basse et batterie. Un autre projet mais on navigue dans les mêmes eaux, entre post-rock et pop instrumentale enlevée, sur une cassette publiée par Zeon Light, un label suédois dédié à ce support.

On accroche tout de suite au son de Genom fönstret qui ouvre l’album sur de superbes envolées d’orgues posées sur un duo basse/batterie. En fait on retrouve tout de suite le style de Markus Hulthén et les quelques amateurs de Mackaper devrait immédiatement trouver leur bonheur dans ce nouveau projet. Si Mackaper était tout de même axé sur une approche krautrock, Skymningslandet se distingue ici par une certaine légèreté pop qui se poursuit sur le virevoltant Mortimer, même si cette légèreté n’est pas systématique.
Si la douceur des orgues est toujours de mise, le tempo se calme à partir de Ballongen. Les claviers dominent encore alors que la section rythmique placée en retrait laisse place à une certaine nonchalance teinté d’une légère mélancolie qui s’installe véritablement sur Skyar et ses guitares hawaïennes.

On aborde la seconde face de la cassette de façon un peu plus tendue, avec un Under Vattnet à la croisée du krautrock et d’un psyché-rock. Batterie et guitare se font ici plus présents dans une progressive et assez classique montée en puissance. Un style que l’on retrouvera un peu plus loin avec Hit men inte längre, particulièrement énergique.
Au contraire, Skimmer et le caudal Drömmen remettent la douceur de l’orgue à l’honneur. Le premier se fait d’abord un peu mélancolique avant de dérouler ses mélodies pop appuyées par le duo guitare/batterie. Le second qui débute avec le bruit de mer et la basse se révèle parfait pour conclure l’album. Le ton est à la fois doux et grave, joliment mélodique, sonnant presque comme une berceuse avec ses orgues fluides alors que la guitare, subtilement éraillée, ajoute une certaine profondeur à l’ensemble.

Un bel album, pas si éloigné que ça de Mackaper, mais un peu plus léger. De quoi ravir les amateurs de pop instrumentale, de rock psychédélique, ou simplement de la magie de ces mélodies d’orgue.

Fabrice ALLARD
le 01/05/2017