Mingle

Static

(Kvitnu / Import)

 date de sortie

08/07/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Kvitnu / Mingle

 liens

Kvitnu
Mingle

 autres disques récents
Orchard
Serendipity
(Ici d’Ailleurs)
Kyoka
SH
(Raster-Noton)
eRikm
Doubse Hystérie
(Monotype Records)
Borosilicate Purl
Coalescence
(Autoproduit)

Nous l’avions déjà remarqué avec les productions de Malfinia Ensemblo et Isolat Pattern, le label ukrainien Kvitnu s’ouvre à d’autres styles et c’est plutôt une bonne nouvelle. Mingle s’inscrit lui aussi dans ce renouveau mais si on le découvre ici, l’Italien Andrea Gastaldello est déjà auteur de 3 productions dont 2 physiques, publiées chez Aagoo Records et en collaboration avec Deison. Son style se situe au croisement de l’ambient, de l’electronica, du minimalisme tout en utilisant quelques éléments des musiques néo-classiques.

L’ouverture de l’album, étrangement intitulée Final, donne le ton avec ses nappes ambient qui semblent provenir de la reverb d’un piano tout en incorporant petit à petit des grincements métalliques aux consonances industrielles. C’est une rupture assez nette avec l’épure du Afterdark qui suit : le son est ici très électronique, clair et épuré, jouant dans un premier temps sur l’ambiance avant d’incorporer dans une belle construction les éléments rythmiques. On est alors proche d’une electronica avec des éléments acoustiques qui apportent une belle profondeur. L’un de nos titres préférés.
Un bon nombre des morceaux de cet album sont construits en respectant une même structure. Une première moitié du titre est là pour poser une ambiance, une atmosphère, en explorant différentes facettes de l’ambient : minimale et lumineuse sur Words, douce et rêveuse sur Static, feutrée et minimale sur Dummies. Puis une deuxième partie avec la lente mise en place d’une section rythmique qui là aussi part dans différentes directions : sèche et concassée sur Words, aérée mais aride sur Static, mécanique sur un Dummies qui nous rappellera Kraftwerk.

On terminera par quelques originalités, quelques titres qui se distinguent par une approche différente, à commencer par un Sevi Lwa essentiellement rythmique. Des sonorités très retenues, une accélération incessante et quelques tonalités un peu abstraites pour une combinaison qui pourra faire penser à Autechre. A contrario, Slow et Solitude reprennent le schéma décrit plus haut mais en optant pour un minimalisme qui se prolonge dans les rythmiques, entre claquements et frictions métalliques. On pourrait presque y ajouter Too Late, plus classiquement ambient mais habité de petits bruitages, souffles et entrechocs que l’on rapprocherait, dans une certaine mesure, des musiques improvisées.
On termine enfin avec Fate et son ambient flottante croisant drone, piano aérien et frétillements rythmiques.

Une excellente surprise donc que cet album qui ne révolutionne rien mais qui séduit, tout en étant capable par endroit, de surprendre.

Fabrice ALLARD
le 08/05/2017

À lire également

Critikal
Graphorrhea
(Nexsound, Zeromoon, Kvitnu)
Plaster
Zyprex 500
(Kvitnu)
Kotra
Reset
(Kvitnu)
Asolaar
Interceptor
(Kvitnu)