Billow Observatory

II : Plains/Patterns

(Azure Vista Records / Import)

 date de sortie

31/03/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Azure Vista Records / Billow Observatory / Electronica / Manual

 liens

Manual

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À côté de son projet avec Ulrich Schnauss (au sujet duquel nous avons, tout récemment, marqué notre fort scepticisme) et afin de combler le vide résultant de la fin de ses activités sous le nom de Manual, Jonas Munk développe des propositions souvent collaboratives. À ce titre, Billow Observatory, duo qu’il forme avec Jason Kolb, livre, sur son propre label Azure Vista Records, son deuxième album, nouveau témoignage de la capacité du Danois à s’associer à d’autres musiciens. Cependant, et fort heureusement, à la différence de sa coopération avec Schnauss, ce groupe-ci choisit de ne pas faire dans la surenchère, préférant une approche moins pompière et davantage traversée par un jeu sur l’espace, la résonance et le delay des accords de synthé et de guitares.

Quelques triturations électroniques viennent joliment parsemer le décor de nappes mis en place, ce dernier agissant donc uniquement par entrées et sorties successives et rapprochées, sans chercher l’empilement emphatique. Ces pulsations gagnent parfois légèrement en densité, frôlant des sonorités plus dub, mais la volonté des deux musiciens de les contenir dans le même schéma de fade in / fade out demeure (Nulstill). Ce minimalisme sillonne donc l’album, venant former une sorte de réduction de ce que Munk et Kolb peuvent (ou ont pu) offrir dans leurs autres carrières (le second nommé étant le guitariste du très bon groupe de space-rock Auburn Lull).

Sur la longueur de l’album et de sa cinquantaine de minutes, le propos peut néanmoins paraître un peu répétitif. De fait, si Jonas Munk et Jason Kolb maîtrisent bien leur sujet et savent doser leurs effets, il manque parfois le petit plus qui ferait naître une véritable émotion et provoquerait un véritable transport. On reste, avec Billow Observatory globalement en retrait, comme s’il ne fallait surtout pas prendre le risque de trop en faire. Au regard de nos critiques à l’égard d’expériences débordantes, nous n’en ferons pas réellement le reproche au duo mais un juste milieu aurait peut-être, toutefois, été encore plus pertinent.

François Bousquet
le 23/06/2017

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