Selffish

He She Them Us

(Serein / Import)

 date de sortie

28/04/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient / Future Jazz

 appréciation

 tags

Ambient / Future Jazz / Selffish / Serein

 liens

Serein

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Nouvelle intéressante découverte du label Serein, maison de qualité qui sait toujours mettre en lumière des artistes neufs ou n’ayant offert des sorties que de manière confidentielle (ce qui est le cas ici), Selffish opère dans un registre assez traditionnel pour la structure galloise. De fait, il s’agit principalement, à nouveau, de mêler compositions initialement électroniques et apport d’instruments réels, interprétés soit par l’auteur lui-même, soit par deux invités.

Chez Selffish, des micro-rythmiques (pas très éloignées d’un certain click’n’cuts) et quelques nappes constituent le fondement des morceaux, sur lesquels des éléments plus mélodiques apparaissent ensuite, grâce à un piano, une guitare, un saxophone ou des cordes. À ce titre, toutes les contributions instrumentales ne revêtent pas la même coloration ni, partant, le même intérêt. C’est ainsi que, par exemple, des cordes enrubannent gracieusement d’I Came To Leave (par ailleurs soigneusement accompagné par la contrebasse rebondie de Stanislav Yudin) mais que le piano électrique de Restless Dog vient conférer une allure un peu smooth jazz à un morceau déjà traversé par des frappes de batterie aux balais, fort caractéristiques par elles-mêmes.

À cette inflexion, on préfèrera donc les variations plus ambient, ou d’electronica minimale, développées par le Letton au moyen de sonorités parfois plus métalliques, ou en tout cas les moments dans lesquels le clavier précité se trouve à part égales avec ces concours électroniques, voire simple virgule chromatique (Treijas). Retrouvant par endroits le chemin d’une pure ambient, Andrejs Eigus y tisse alors des strates soyeuses et oscillant joliment (Biting Grief). Au total, trancher définitivement sur la valeur de Selffish n’est pas si aisé, notamment dans un contexte d’album resserré (huit pistes et à peine quarante-deux minutes) ; peut-être conviendrait-il de se pencher sur ses travaux précédents… ou d’attendre les prochains.

François Bousquet
le 11/07/2017

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