Teknomom

La Marche des Arthropodes

(Le Turc Mécanique / Internet)

 date de sortie

03/09/2015

 genre

Electronique

 style

Electro / Krautrock / Minimal

 appréciation

 tags

Electro / Krautrock / Le Turc Mécanique / Minimal / Teknomom

 liens

Teknomom
Le Turc Mécanique

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C’est donc il y a pas loin de 2 ans que nous avons été contacté par Le Turc Mécanique qui nous annonçait la sortie de ce premier long format de Teknomom, un nom qui nous inspira d’abord la méfiance... Fidèle à la structure parisienne puisqu’il apparaissait déjà sur la compilation LTM#1 parue en 2012, le jeune duo qui s’appelait alors Punks are Fags a délaissé guitare et voix pour se concentrer sur les machines et les armées de sympathiques bestioles.

La Marche des Arthropodes est une longue pièce unique qui approche des 30mn. Une lente progression un peu inquiétante, mécanique et imperturbable, sur laquelle on imagine parfaitement une armées de petites bêtes organisées et venues pour nous bouffer tout crus.
On commence donc doucement avec de lents claquements rythmiques, des roulements de basses, puis une lente mélodie, légèrement anxiogène, ponctuée de quelques zigouillis électroniques. Au bout de 4-5mn la rythmique s’affirme, le tempo augmente très progressivement avec des sonorités que l’on qualifiera de kraftwerkiennes. Teknomom semble bien aimer les sonorités un peu vintages et leur musique s’apparente à un croisement entre electro et krautrock. On le sent tout particulièrement quand le duo prend quelques libertés, quand ils tentent d’échapper à leur mécanique bien huilée en intégrant divers bidouillages électroniques mais aussi des bruitages acoustiques à mi-parcours qui nous font penser aux musiques improvisées.

Au bout de 15-16mn on passe à la vitesse supérieure avec des percussions qui atteignent leur rythme de croisière. Les arthropodes mécaniques sont en ville, une armée métallique débarque, ça grince, ça grésille, ça frétille dans tous les sens mais la base rythmique, imperturbable, permet aussi de voir cette pièce comme une espèce d’électro minimale. Ce n’est que sur les toutes dernières minutes, dans une bataille finale à coup d’épées et de canons laser que la marche prend fin, et que la section rythmique disparaît.

Du beau travail que l’on conseillera à tout amateur d’électro minimale, de krautrock déviant, voir de dub électronique.

Fabrice ALLARD
le 25/06/2017