Massimo Ruberti

Armstrong

(Nostress Netlabel / Internet)

 date de sortie

05/10/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Massimo Ruberti / Nostress Netlabel

 liens

Nostress Netlabel
Massimo Ruberti

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Comme son nom le suggère, Massimo Ruberti est italien et cet album est publié par Nostress Netlabel, une structure fondée à Palerme en 2011 sur laquelle on trouve quelques artistes plutôt très expérimentaux tels que Alexei Borisov, Anton Mobin, ou encore Maurizio Bianchi. Pourtant la musique de Massimo Ruberti est bien plus facile d’accès, à classer pour faire simple dans la case electronica mélodique.

En 6 longs titres, l’Italien rend hommage à la mission Apollo 11 et à Neil Armstrong en particulier. En une quarantaine de minutes le musicien nous propose de revivre cette mission avec des titres qui font clairement référence à celle-ci, à commencer par Liftoff et sa longue introduction mélodique, ses croisements de bleeps lumineux, ses samples d’un compte à rebours qui n’en finit pas, et finalement le décollage qui nous emmène sur une conclusion très aérien. On passe alors en apesanteur avec Burn, le titre le plus court mais aussi le plus anodin, une sorte de long interlude ambient alignant les nappes synthétiques.
On passe à la vitesse supérieure avec Earth : on jette un coup d’œil dans le rétroviseur avec nostalgie, on échange quelques mots avec le centre de contrôle et les rythmiques, sèches et concassées, font leur apparition pour former un joli titre électro mélodique, mais qui peine peut-être un peu à se renouveler sur la longueur.

Alors que l’on pourrait se croire en terrain connu, bien sûr la conquête de l’espace est pleine de surprise, riche en rebondissements et cet album en est le reflet avec l’étonnamment expérimental Magnificent Desolation. Sonorités flottantes, voix venues de l’espace, textures nasillardes qui montent progressivement, l’ambiance est inquiétante et on pense plutôt ici à l’Alien de Ridley Scott... On arrive finalement sur la Lune sur une sorte de valse futuriste et nostalgique (l’étonnant Moon) qui bifurque vers une musique de fanfare/fête foraine électronique.
On ne sait pas trop si le Landing qui conclue l’album illustre l’atterrissage ou l’alunissage, mais celui-ci est plutôt festif. Après une série de glissements évoquant la descente vers le sol, on retrouve une rythmique enlevée, entraînante et efficace, mettant fin à un joli voyage.

Cet album ne révolutionne par le genre, il n’en a pas la prétention, mais il s’agit là d’une production plutôt bien fichue, légère, et qui s’écoute avec grand plaisir !

Fabrice ALLARD
le 12/08/2017