Köhn

Kreis Plön

((K-RAA-K)3 / Import)

 date de sortie

09/06/2017

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Glitch

 appréciation

 tags

(K-RAA-K)3 / Expérimental / Glitch / Köhn

 liens

(K-RAA-K)3

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En 2001-2003, nous suivions de très près toute la scène formée autour du label (K-RAA-K)³, les sorties de cette structure, les concerts et le festival annuel organisés par celle-ci, etc… Depuis, si ces recensions se sont raréfiées sur ces pages, le label (qui a simplifié son nom en KRAAK) n’a pas cessé ses productions (on en est presqu’à la centième référence) et continue de proposer soirées et événements, principalement à Bruxelles et Gand. Pour fêter les vingt ans de carrière de Köhn, personnalité phare de la structure belge, KRAAK publie un nouvel album de celui qui poursuit ses recherches expérimentales.

De fait, dès le titre d’ouverture, on est submergé par une rafale de glitchs et de bribes mélodiques concassées, filtrées et percluses de saturations (Rumohr). Entre réglage sur un récepteur FM et superposition d’éléments triturés, le résultat ne se fait pas forcément aussi disgracieux que cela peut paraître, d’autant plus qu’il sait s’accommoder, sur les morceaux suivants, soit de croassements de grenouilles et crapauds agissant en contrepoints (Pülsen), soit de boucles plus mélodiques (Loop). Cet enchaînement le prouve donc : Jurgen De Blonde ne se limite pas à son style de prédilection. Il sait ainsi offrir un passage quasi-dansant dans la seconde moitié de Klinker, avec rythmique régulière et accords plaqués de synthé.

Même capacité à travailler dans la durée (mais sans le même changement de style) dans les près de dix minutes de Brügge, jeu autour d’un signal diffusé en continu qui se trouve progressivement rejoint par des distorsions et poussées sonores ; on n’est alors pas très loin du solo de six-cordes, façon « guitar hero ». Précisément, on retrouve quelque chose d’approchant dans le caudal Wisch, sorte de condensé, sur sept minutes, de l’album tout entier puisqu’il conjugue toutes les qualités entendues lors de la grosse demi-heure qui le précède, tout en proposant suffisamment de variations pour ne pas lasser ou heurter l’auditeur : les glitchs y sont présents, de même que les saturations et distorsions, mais dans une combinaison très savante et équilibrée. Sans aller jusqu’à conseiller uniquement l’écoute de ce Wisch, il faut reconnaître qu’il agit comme une belle et efficace synthèse.

François Bousquet
le 07/09/2017

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