Fizzarum

Frisson

(Ant-Zen / Import)

 date de sortie

12/06/2017

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Ant-Zen / Electronica / Fizzarum

 liens

Fizzarum
Ant-Zen

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Au tout début des années 2000, l’electronica russo-ukrainienne était particulièrement florissante et des formations comme EU, Sleepy Town Manufacture, Dunaewsky69 ou Novel23 étaient régulièrement évoquées sur ces pages. Symbole de cet engouement, le gros label indé Domino avait publié le premier album de Fizzarum, disque qui comprenait de très belles pépites : Phut of Plex, Microphorus et Micanex. Depuis cette période, cette scène s’est faite plus discrète et, concernant Fizzarum, on pensait même que le duo avait cessé toute activité. Belle surprise, donc, de le retrouver avec un second album, sortant sur Ant-Zen ; double surprise même puisqu’on n’aurait pas imaginé le label allemand, d’ordinaire attaché à de l’électronique plus industrielle, se pencher sur de l’electronica mélodique.

Au reste, comme si les Russes avaient ressenti le besoin de montrer patte blanche et de faire allégeance à leur structure d’hébergement, leur electronica se teinte parfois de colorations un peu indus, à l’image des rythmiques de Multividum ou d’Olovo. D’ailleurs, c’est un peu la ligne directrice de ce Frisson puisque Dmitry Dubov et Albert Rasyulis combinent astucieusement éléments qu’on croirait directement issus de leurs productions d’il y a quinze ans (« vents électroniques », mélodies soyeuses, petites rythmiques) et matériaux plus nouveaux (tout du moins par rapport à leur style musical). C’est ainsi que des percussions plus sèches interviennent dans la première moitié de Verez ou que des rythmiques plus franches, proches de claquements de fouets, parcourent Garyan.

Cette alternance permet alors de goûter aussi bien ce que le label qualifie de « retro-IDM » (le savoureux Breeze) que les morceaux plus exactement contemporains dans leur approche, voire d’apprécier quand ces deux courants se mélangent, comme dans l’emballant Avellar. À l’évidence, on était conquis avant même l’écoute mais il peut arriver que celle-ci soit déceptive ; le lecteur l’aura compris : ce n’est ici nullement le cas !

François Bousquet
le 13/09/2017

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