Tim Hecker

Norberg / Apondalifa

(Room40 / Import)

 date de sortie

06/11/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Glitch / Live

 appréciation

 tags

Ambient / Glitch / Live / Room40 / Tim Hecker

 liens

Tim Hecker
Room40

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Tim Hecker est un habitué de ces pages, tant pour des chroniques de disques que de concerts. Mais nous profitons ici d’une compilation de deux anciennes productions pour revenir sur le travail du Canadien. Norberg tout d’abord est un live d’une vingtaine de minutes enregistré en Suède en 2005 et publié en 2007 par Room40. C’est également le label australien qui en 2010 éditait Apondalifa, un 45 tours contenant une pièce unique alors divisée en deux mais qui retrouve ici le format qu’elle mérite en occupant en une seule piste la face B de ce LP.

Il n’y a pas de véritable introduction à Norberg qui correspond en fait aux 20 dernières minutes du concert de Tim Hecker. On démarre donc tout de suite avec un son déjà bien affirmé à base de rapides tintements de glockenspiel, métalliques et mélodiques, répétitifs mais avec un gros souffle électronique au second plan rapidement habité par des grésillements et autres glitchs qui viennent habiller la mélodie. Assez rapidement tous les éléments semblent se confondre, ils fusionnent en une texture bruitiste, aux mélodies noyées, qui nous rappelle alors le travail de Fennesz et ses mélodies noisy.
Une fois les éléments en place, on se laisse bercer au gré du va-et-vient des textures, dévoilant une mélodie ambient dans les phases d’accalmie, retrouvant une tension quand les glitchs forment une tempête de grésillements, pour s’achever dans un final chaotique, abstrait et fracturé après la disparition des composantes mélodiques. On appréciera les applaudissements en fin de morceau qui nous rappellent qu’il s’agit là d’un enregistrement live, une caractéristique que l’on a tendance à oublier durant l’écoute...

Avec Apondalifa on change un peu de registre. Limité à un peu moins de 9mn, cette pièce débute elle aussi de façon brutale, par des nappes franches, légèrement nasillardes, peut-être provoquées par une guitare électrique et effets. Petit à petit les notes deviennent un peu plus distinctes et on découvre une facette de l’artiste que l’on connaissait moins mais que l’on apprécie d’autant plus. La mélodie est belle, entêtante, et l’enregistrement met sur le même plan les notes de l’instrument et le frottement des mains du musicien sur les cordes.
L’électronique est bien présente avec toujours au second plan des textures grésillantes qui s’imposent de temps à autres, lorgnant alors vers une ambient drone aux ondulations soyeuses. C’est beau, entêtant, avec là aussi un final chaotique jouant sur des changements brusques de niveau sonore.

Une réédition qui est l’occasion de revenir sur le passé de l’artiste, et pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, de découvrir de belle façon son travail.

Fabrice ALLARD
le 30/08/2017

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