Pinkcourtesyphone & Gwyneth Wentink

Elision

(Farmacia901 / Internet)

 date de sortie

11/01/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electroacoustique

 appréciation

 tags

Ambient / Electroacoustique / Farmacia901 / Gwyneth Wentink / Pinkscourtesyphone / Richard Chartier

 liens

Richard Chartier
Pinkscourtesyphone
Farmacia901
Gwyneth Wentink

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On ne présente plus Pinkcourtesyphone, le side-project de Richard Chartier qui a déjà fait l’objet de quelques chroniques sur ces pages. On découvre par contre ici Gwyneth Wentink, harpiste néerlandaise qui s’illustre dans divers domaines allant de la musique de chambre aux musiques minimalistes (Terry Riley a même composé une pièce pour elle) en passant comme ici par des collaborations avec des artistes de la scène électronique.

Comme pour Asmus Tietchens dont on parlait l’an dernier, cette production du label Farmacia901 est un EP d’une petite vingtaine de minutes, avec cette fois une seule piste, intitulée donc Elision. De façon générale, ce qui nous marque ici, c’est l’importance que prend la harpe, confinant Richard Chartier à un simple accompagnement de ronronnements sourds et nappes éthérées.
Gwyneth Wentink joue ici de la harpe triple, une déclinaison de la harpe classique venue du Pays de Galles, qui a la particularité d’avoir 3 rangées de cordes. Elle apparaît assez rapidement et sa mélodie nous fait penser par moments à des musiques traditionnelles celtiques, apportant alors une légère teinte folk à ce disque.

L’équilibre entre les deux artistes se fait plus dans l’alternance de leur contribution que sur le plan sur lequel ils se placent. Certes, ils jouent tous les deux en même temps, mais à plusieurs reprises la harpe s’efface complètement et laisse l’auditeur avec les paysages ambient de Richard Chartier. Quand la Néerlandaise est à la manœuvre, elle dévoile de superbes mélodies cristallines et un jeu plutôt imprévisible, avec de grands éclats, des répétitions et des cassures, des égrenages fins et rapides, des notes sèches qui révèlent alors une folk tendue.
L’acoustique joue avec la lumière tandis que l’électronique se fait plutôt sombre avec quelques poussées de graves ronronnements, mais globalement retenue, invitant juste quelques piaillements d’oiseaux et crépitements au bout de 10mn. C’est justement Richard Chartier qui prend le contrôle sur les 5 dernières minutes dans un assemblage de nappes et souffles menaçants.

Une production plutôt inattendue, et une très belle surprise avec la découverte de cette harpiste.

Fabrice ALLARD
le 17/09/2017

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