Benoit Pioulard

Lignin Poise

(Beacon Sound / Import)

 date de sortie

08/09/2017

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Beacon Sound / Benoit Pioulard

 liens

Benoit Pioulard
Beacon Sound

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Lors de notre recension du concert donné par Benoit Pioulard au Supersonic en mars dernier, nous avions relevé que sa prestation se situait dans la veine « ambient » de la carrière du musicien ; en bonne logique, le tour CD publié à l’occasion de son passage en Europe relevait de la même coloration, suite de nappes superposées et de travail sur des accords de guitares embués. Afin de toucher un plus large public que celui qui avait pu se déplacer pour le voir, l’États-unien fait à présent paraître cet enregistrement en version digitale et en vinyle, occasion pour nous d’en faire ici la chronique. C’est aussi une bonne opportunité de revenir sur une proposition qui, sur le coup, nous avait laissé une bonne impression mais qui s’apprécie peut-être davantage dans un contexte plus immersif qu’un bar du XIe arrondissement de Paris.

En effet, l’écoute au casque, par exemple, de ces sept morceaux permet de se retrouver véritablement plongé dans ces atmosphères, de goûter le jeu à la pédale de fondus en ouverture et fermeture, tout comme les variations d’intensité. Fréquemment développé sur la longueur (certains titres dépassent les huit minutes), ce travail souffre toutefois peut-être d’une trop grande homogénéité et de l’absence de petites aspérités (totale arythmie, instrumentations réduites aux tapis sonores précités, composants électroniques quasi-absents hormis un souffle d’arrière-plan sur Vesperal). Dès lors, on cherchera plutôt des différences dans les degrés d’émotion que la musique de Benoit Pioulard peut susciter, afin de relever, sous ce jour, que Rook sait particulièrement bien y faire, tout comme le morceau-titre, chargé de clôturer le disque.

De ce double constat final, on pourra alors tirer la conclusion qu’en réalité, l’album prend de l’ampleur au fur et à mesure, gagnant en émotion en même temps que les nappes se font de plus en plus nombreuses et que l’arrière-plan se dote progressivement de quelques granulosités. Il s’agit donc bien d’appréhender Lignin Poise dans son intégralité, de l’écouter d’un seul tenant, comme une démarche graduelle à laquelle le musicien de Seattle nous invite.

François Bousquet
le 18/10/2017

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