Auburn Lull

Hypha

(Azure Vista Records / Import)

 date de sortie

15/09/2017

 genre

Rock

 style

Ambient / Space Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Auburn Lull / Azure Vista Records / Space Rock

 liens

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Découverts à la fin des années 1990, Auburn Lull y développait un space-rock alors très prisé par les labels qui accueillaient le groupe du Michigan (terre d’où venaient, d’ailleurs, plusieurs formations officiant dans ce registre). C’est ainsi sur Burnt Hair ou Darla qu’on avait pu croiser une formation mise en sommeil pendant plusieurs années avant de revenir progressivement, tout d’abord par une cassette, puis par des nouvelles de son leader Jason Kolb, moitié de Billow Observatory, et enfin avec ce nouveau long-format que publie justement Azure Vista Records, label géré par Jonas Munk, autre moitié de Billow Observatory.

Musicalement, Auburn Lull aborde cette nouvelle étape de leur discographie en remisant leurs guitares et en privilégiant une approche plus atmosphérique et évanescente, comme si le fait de côtoyer Jonas Munk (qu’on connaît surtout en tant que Manual) avait influencé les États-uniens. Il s’agit donc, ici, de mettre en place des nappes et ambiances, rarement parcourues de quelques petites rythmiques, et d’y poser le chant réverbéré de Sean Heenan. Il en résulte des morceaux aux tonalités assez pastels, imprimant finalement assez peu, notamment en raison de deux facteurs, pas nécessairement exclusifs l’un de l’autre : une trop grande brièveté de certains titres (plus de la moitié font moins de trois minutes et trente secondes, alors qu’on aurait aimé s’y perdre un peu plus longtemps) et une forme d’homogénéité trop forte d’une piste à l’autre.

Dans le dernier tiers de l’album, d’une part, le chant masculin disparaît à plusieurs reprises, laissant place à des instrumentaux assez pertinents (comme le morceau-titre), et, d’autre part, la basse de Ron Gibbs se fait plus présente (Mora/Mirage) permettant d’apporter davantage de corps aux compositions d’Auburn Lull. En négatif, apparaît alors ce qui nous a certainement manqué sur le reste du disque : un peu plus de consistance, voire de conviction, et un peu moins de dépouillement éthéré.

François Bousquet
le 09/11/2017

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