The Tin Box

Invisible Kin

(Audiobulb / Internet)

 date de sortie

27/09/2017

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Audiobulb / Electronica / The Tin Box

 liens

Audiobulb

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Avec ses multiples sorties (principalement en digital, comme celle-ci d’ailleurs), Audiobulb s’avère typiquement une structure à même de procurer découvertes et nouvelles têtes. C’est ainsi qu’en ce début d’automne, on fait la connaissance de The Tin Box, projet d’un musicien dont on nous indique qu’il a commencé sa carrière comme trompettiste de jazz, avant de bifurquer vers l’électronique et, plus spécifiquement, vers une electronica mélodique particulièrement gracieuse et sensible.

Avec ses chromatismes rafraîchissants et immédiatement accrocheurs, ses rythmiques bien senties et justement dosées ou encore sa capacité à travailler sur la longueur (plus de six minutes de moyenne pour chacun des dix morceaux), le New-Yorkais présente tous les atouts qui nous ont fait (et nous font encore) aimer ce style musical. À la fois assez franches (celles de Voyage Immeasurable, par exemple) tout en restant dans un registre non agressif, les pulsations de The Tin Box voient parfois affleurer quelques consonances que le parcours de l’artiste nous conduit à rapprocher d’une cymbale be-bop. On retrouve les mêmes accointances avec la tessiture de certaines mélodies qu’on pourrait relier à celle d’un vibraphone (Life Aquatic).

Le caractère aérien de l’ensemble (on serait presque tenté d’évoquer un voyage stellaire, à l’écoute d’Invisible Kin, sentiment renforcé par l’intitulé des morceaux Far Away Spaces et Voyage Immeasurable) fait de cet album une belle délectation. Celui-ci sait donc aller chercher des sonorités très oniriques, colorées et chatoyantes (à l’image de la pochette, avec ses arbres chamarrés), mais aussi des expressions plus urbaines (les rythmiques très fragmentées de The Angel Esmeralda). Face à cette vraie réussite, on conseillera simplement aux auditeurs d’interrompre leur écoute avant le dernier morceau, « reprise » du premier auquel Tucker Sferro adjoint une voix parlée, des granulosités sur certaines notes et des pulsations plus appuyées tout à fait dispensables.

François Bousquet
le 28/11/2017

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