James Murray

Heavenly Waters

(Slowcraft Records / Import)

 date de sortie

29/09/2017

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / James Murray / Slowcraft Records

 liens

Slowcraft Records

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Bien que James Murray indique que ce nouvel album a été assez long à composer et enregistrer, il n’arrive qu’un peu plus de trois mois après le précédent. Autant dire que l’Anglais ne ralentit pas son rythme de production, schéma toujours un peu suspect, surtout dans le registre de l’ambient et du field recordings. Pourtant, ici, dès le Columba d’ouverture, notre scepticisme est levé grâce à la belle conjonction d’un piano mélancolique et de nappes électroniques profondes.

Par la suite, Heavenly Waters alterne entre morceaux dans lesquelles celles-ci prennent le dessus, laissant de côté des aspects plus mélodiques, et pistes où instruments réels et éléments électroniques se mêlent, dans des conjonctions se laissant le temps de prendre de l’ampleur (les quasi dix minutes de Pyxis) ou bien allant vers des contrées plus tourmentées (Puppis). Par ailleurs, le jeu de guitare de Delphinus s’intègre magnifiquement aux textures, par ses attaques fragmentées et réverbérées, comme le toy piano du caudal Vela vient consolider ses tremblements synthétiques.

À nouveau, le Britannique démontre ainsi sa capacité à distiller une belle mélancolie dans ses compositions avec, en plus, ici, une consistance nouvelle, manifestée par la densité de certains morceaux, tel Eridanus qui joue habilement sur la superposition de ses nappes. Plus encore, James Murray sait surprendre son auditoire en incorporant quelques rythmiques vers la fin du disque : agissant telles des gouttes, elles viennent séquencer le déploiement des nappes, rebondissant sur ce tapis sonore (Carina). Au total, c’est donc une nouvelle réussite que nous aura offert James Murray, assez impressionnant, il faut bien le dire, dans son aptitude à enchaîner les sorties avec succès.

François Bousquet
le 30/11/2017

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