Borosilicate Purl

Coalescence

(Autoproduit / Internet)

 date de sortie

11/03/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Autoproduit / Borosilicate Purl / Drone / Michael Rice / Néo-Classique

 liens

Borosilicate Purl
Michael Rice

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Borosilicate Purl est visiblement un projet confidentiel. Non référencé sur Discogs, environ 500 résultats sur une recherche Google, la plupart étant le fruit d’une promotion menée par le duo. En effet Coalescence est une autoproduction telle qu’elles sont réalisées de nos jours, à savoir une simple publication de quelques titres sur un compte Bandcamp et pas de label, pas de nom connu, pas de références pour appuyer un peu cette sortie.
Si nous l’avons tout de même retenue et si nous tenions à en parler, c’est déjà parce que les 4 titres de cet EP nous ont plu. Mais nous n’en aurions peut-être pas parlé si les deux musiciens qui forment ce projet nous avaient été inconnus. En effet Borosilicate Purl est composé de Jeffrey Niemeier (que l’on ne connait pas) et Michael Rice qui avait retenu notre attention sur Twitter et à qui nous avions consacré l’une de nos Découvertes Twitter... en 2013 !

On pourra considérer cette production comme un mini-album puisque ses 4 titres nous permettent de passer un peu plus d’une demie heure en compagnie du duo américain. 4 titres dont le premier, The Depths of Uncertainty, a beaucoup pesé sur la balance lors de la sélection de ce disque. S’ouvrant sur des nappes de cordes, a priori violon et guitare jouée à l’archet, ce premier titre gagne en amplitude par l’ajout de composantes électroniques : légers tintements mélodiques et nappes profondes. Ce n’est pas très joyeux mais c’est beau et ce premier titre donne envie de prolonger cette rencontre.
Si l’on reste dans un registre proche, à savoir une ambient douce et mélancolique, la suite nous paraîtra un peu plus classique, à l’image de The Cup Was Emptied and Would Never Be Filled Again dans lequel se mêlent nappes électroniques et accords de violon. Certaines sont cristallines, d’autres plus feutrées mais le tout reste très stable, lancinant et flottant. C’est un peu le sentiment que l’on a également à l’écoute de Comfort in the Decline mais cette fois le son est très sourd, étouffé, et nous parvient par vagues, comme un écho lointain dont s’échappent quelques élans de cordes.

On termine avec les 10mn de Liberation Suite, sur lequel l’ensemble des éléments trouve son équilibre, entre le drone linéaire et légèrement menaçant du second plan et les cordes langoureuses qui dessinent une lente mélodie aux contours mélancoliques. Au final cette première production du duo est un très beau premier essai.

Fabrice ALLARD
le 14/11/2017