Kyoka

SH

(Raster-Noton / Metamkine)

 date de sortie

25/03/2016

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Glitch

 appréciation

 tags

Expérimental / Glitch / Kyoka / Raster-Noton

 liens

Raster-Noton
Kyoka

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Kyoka est une artiste pour laquelle on éprouve un sentiment un peu bizarre. On a un a priori positif, on a même envie d’aimer ce qu’elle fait, mais jusque là, que ce soit en concert (que l’on a finalement jamais chroniqué ici) ou sur disque, elle peine un peu à nous convaincre. Mais on ne désespère pas et régulièrement on se penche de nouveau sur ces productions, avec curiosité.

SH est un plutôt un EP qui fait suite, 2 ans plus tard, à l’album Is (Is Superpowered) publié en 2014. C’est à cette période que la jeune femme s’est un peu fait connaître, certainement aidée en cela par une signature sur le bien connu label Raster Noton qui sort également cette nouvelle production.
Tout commence bien avec le très épuré Susurrus, très fin, finalement plus proche de la vague clicks’n cuts que de l’électro typique du label allemand. L’utilisation des silences est d’ailleurs le point marquant de ce premier titre, une approche que l’on retrouvera plus tard sur Shush ou l’encore sur l’intro de Soliloquy.

Mais on constate tout de même que le reste du disque rentre dans les clous, à l’image de Smash / Hush et de sa rythmique qui déroule, riche, dense et brute, à base de coups secs et lourds, chuintements et autres raclements. Pas de mélodies ici, le travail de Kyoka est essentiellement rythmique, conférant parfois à ses compositions une teinte industrielle comme sur Hovering, un titre plutôt réussi avec une palette sonore plus large, un style plus aéré, tout en restant riche, concassé et parsemé de fractures.
On pourra rapprocher enfin les deux derniers titres, Soliloquy et Somniloquy pour lesquels on a d’abord l’impression d’entendre des sonorités indépendantes les unes des autres, mais qui finissent par s’organiser, se caler pour former une rythmique cohérente avec un tempo toujours soutenu et fracturé.

Le disque se termine comme il a débuté, dans l’épure et un certain minimalisme alors que la plupart des éléments se sont effacés, nous laissant encore une fois avec une impression en demie teinte. De bonnes idées, l’impression que quelques travaux sont un peu vains, et on se dira au final que la musique de Kyoka se prête plutôt bien au format EP.

Fabrice ALLARD
le 20/11/2017

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