Eddy Merckx a marché sur la Lune

 auteur

Jean-Marie Piemme

 metteur en scène

Armel Roussel

 date

du 15/11/2017 au 02/12/2017

 salle

Théâtre Paris-Villette,
Paris

 appréciation
 tags

Jean-Marie Piemme / Théâtre Paris-Villette

 liens

Théâtre Paris-Villette

 dans la même rubrique
du 08/10/2017 au 20/12/2017
Criminel
(Manufacture des Abbesses)
du 27/11/2017 au 04/12/2017
Fruits of Labor
(Nouveau Théâtre de Montreuil)
du 06/11/2017 au 21/11/2017
Mon Amour Fou
(Théâtre de la Cité Internationale)
du 12/10/2017 au 22/10/2017
Dans la Solitude des Champs de Coton
(Théâtre des Quartiers d’Ivry)

Partant du constat que la première des cinq victoires au Tour de France d’Eddy Merckx s’est déroulée la veille de l’alunissage d’Apollo XI, Jean-Marie Piemme a rédigé une pièce prenant ce point de départ et visant à embrasser la trajectoire d’un demi-siècle, à partir de ce moment. Comme souvent dans ce type de proposition, le spectacle s’articule donc autour d’un personnage, Max, enfant de Pierre, fan de Merckx, et d’Angèle. Mais plutôt qu’une forme de linéarité très écrite, l’auteur émet une suite d’hypothèses, reprises sur scène par les dix comédiens, sur ce qu’a pu être la vie de Max, Belge parti vivre trois ans à New-York, puis revenu au pays à la faveur d’une rupture amoureuse.

Sur ce canevas assez léger, et finalement pas toujours tenu tant les digressions sont nombreuses, il s’agit donc également de porter un regard sur ces cinq décennies et sur, justement, la vision que nous en avons aujourd’hui. Au reste, le début de la pièce semble se mettre dans les pas de Walter Benjamin, et de ses pensées sur le fait que le passé est toujours évalué à la lumière du présent et qu’il n’est jamais vraiment défini. Mais cette ligne est vite délaissée (pour être seulement reprise dans les deux dernières séquences, un comédien s’écriant : « Je veux choisir mon passé ! ») au profit de saynètes tentant de reconstruire la vie de Pierre, Angèle et Max.

Pour ce faire, on se trouve face à un travail typique de l’écriture de plateau, avec ses qualités mais également ses limites : mise en scène très ostentatoire d’un work in progress permanent, essais de chacun des comédiens qui endossent les rôles principaux chacun leur tour, insertion physique des acteurs au milieu du public, musique jouée live, présence de micros dont s’emparent parfois certains pour s’exprimer au-dessus des autres, etc… Ce qui pourrait passer pour un caractère foisonnant et sur-stimulant finit alors par n’être qu’une succession de cut-ups, dans un montage un peu forcé (prévisible, d’ailleurs, dès le titre, doublement programmatique en ce qu’il livrait une balise temporelle mais aussi cette annonce d’assemblage bricolé) qui peine finalement à former quelque chose de consistant.

Autres dates :
-  du 5 au 16 décembre 2017 : Théâtre Les Tanneurs - Bruxelles
-  du 15 au 18 mai 2018 : Nord Est Théâtre - Thionville

François Bousquet
le 21/11/2017

À lire également

du 16/03/2016 au 26/03/2016
L’Adversaire
(Théâtre Paris-Villette)
du 23/02/2009 au 14/03/2009
Les névroses sexuelles de
(Théâtre Paris-Villette)
du 07/11/2012 au 24/11/2012
Dark Spring
(Théâtre Paris-Villette)
du 04/06/2012 au 16/06/2012
Démangeaisons de l’oracle
(Théâtre Paris-Villette)