Target Archery

Clock of the Long Now

(Autoproduit / Import)

 date de sortie

02/10/2017

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Autoproduit / Post-Rock / Target Archery

 liens

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Après deux très bons albums, Apricot Rail s’est mis en sommeil, en raison de l’éloignement géographique de ses membres. Comme cette situation correspondait, plus ou moins, avec la visibilité moindre de la scène post-rock australienne, autrefois très en vogue. Pour autant, les musiciens qui composaient ce groupe étaient toujours actifs, et notamment Ambrose Nock, leader de la formation, qui sort à présent un album en solitaire, publié sans label et disponible en téléchargement et vinyle.

Sur le plan stylistique, peu d’évolution par rapport à ce que pouvait nous offrir Apricot Rail puisque nous nous trouvons à nouveau face à un post-rock assez classique, fait de lignes mélodiques de guitare enchevêtrées, de travail sur la sérialité et la répétition, d’une batterie préférant attendre un peu pour intervenir (histoire de relancer le mouvement), de quelques participations de mélodica, Glockenspiel ou instrument à vent pour diversifier le propos. Le chant de l’Australien fait, par endroits, son apparition pour un résultat probablement trop appuyé (Crayola Records).

À ces morceaux, on préfèrera ceux qui s’étirent dans la durée et permettent alors aux instruments de dialoguer de manière aussi entraînante que précise (le titre d’ouverture - Opium Den - ou bien Fedor Konyukhov’s Hot Air Balloon Ride ou Escaping A Cocoon). Plus généralement, nous constatons donc que ce sont les pistes dépassant les quatre minutes qui recueillent nos faveurs, cette longueur étant plus à même de voir se déployer les temps successifs des compositions de Target Archery. Ceci posé, l’Australien est évidemment aussi capable de tout livrer tout de suite, comme dans le resserré et immédiat Echezeaux Sirens, qui lâche guitare et batterie dès ses premières secondes. Bref, comme on pouvait s’y attendre compte tenu du passé d’Ambrose Nock, on tient là un bon disque de post-rock, peu différent des canons du genre, mais fort bien exécuté.

François Bousquet
le 07/12/2017

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