kj

spells

(Lost Tribe Sound / Import)

 date de sortie

13/10/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / kj / Lost Tribe Sound

 liens

Lost Tribe Sound
kj

 autres disques récents
Deison
Any Time Now
(manyfeetunder)
Franck Vigroux
Rapport sur le Désordre
(DAC Records)
Christina Vantzou
N° 4
(Kranky)
Erik Nilsson
The Imperfect Tense
(Hidden Shoal Recordings)

Lors de notre recension (très positive) du premier album de kj, nous regrettions (à tort, puisqu’en vérité, ce long-format était disponible en très petite quantité en lathe cut) qu’il ne sortît point en support physique. Pour son nouvel effort, le New-Yorkais élargit potentiellement son auditoire en proposant un format CD (limité à 150 exemplaires, ceci dit) en plus des fichiers numériques. Nous n’étions, en toute hypothèse, pas les seuls à attendre ce second album et à avoir repéré le jeune homme puisqu’il bénéficie, pour ce spells de l’apport de Lawrence English au mastering, compagnonnage parfaitement indiqué pour ces nouvelles trente-huit minutes.

De fait, à nouveau, KJ Rothweiler y propose une ambient faite de nappes aux oscillations à peine marquées, caractérisée par des superpositions tout juste agrémentées de petits éléments supplémentaires. Au reste, ces derniers permettent aux compositions de se situer à l’exact point d’équilibre entre dimension inquiétante (noirceur, compacité) et aspects plus aériens (réverbération) ; émargent ainsi dans cette catégorie les vocalises de dawyn ou les semi-mélodies lumineuses d’angels (morceau peut-être un peu trop littéral, au demeurant).

Reprenant une remarque déjà effectuée lors de notre chronique de wake, le travail de kj se fait le plus intéressant quand le musicien étire son propos dans la durée (les neuf minutes et vingt secondes du morceau-titre), pouvant alors jouer à loisir sur le flux et le reflux, comme sur les effets berçants des répétitions. Mais, et c’est évidemment à mettre au crédit de l’États-Unien, il peut aussi se montrer pleinement pertinent sur une forme plus ramassée, à l’image des trois grosses minutes de clear. Bref, toutes nos bonnes dispositions se trouvent aisément confortées avec spells ; espérons à présent que kj sache en rester à un rythme de production mesuré (un disque par an, tout au plus) pour se faire attendre et ne pas lasser.

François Bousquet
le 27/12/2017

À lire également

Part Timer
Real To Reel
(Lost Tribe Sound)
kj
Wake
(Own Records)