Prix Marcel Duchamp 2017

 date

du 27/09/2017 au 08/01/2018

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Centre Pompidou / Vittorio Santoro

 liens

Centre Pompidou

 dans la même rubrique
du 07/02/2018 au 30/04/2018
Sheila Hicks : Lignes de Vie
(Centre Pompidou)
du 13/03/2018 au 21/04/2018
Tarik Kiswanson : Come, come, come of age
(Fondation d’entreprise Ricard)
du 01/02/2018 au 15/04/2018
Stéphane Dafflon : U+25A6
(Le Plateau / FRAC Île-de-France)
du 20/01/2018 au 25/03/2018
Louise Hervé & Chloé Maillet : L’Iguane
(Crédac)

Comme l’an passé, le Centre Pompidou accueille les nommés au Prix Marcel Duchamp pour une présentation d’une création par artiste (ou duo d’artistes) et une tentative de mettre en lumière une forme de dialogue entre ces propositions. Cet exercice toujours compliqué est partiellement réussi par le commissariat d’Alicia Knock, grâce à la disposition de la Galerie 4, divisée en deux espaces, le premier étant globalement dévolu à la politique et le second à l’archive.

JPEG - 107.3 ko
Maja Bajevic - Sous les plantes les plages
(courtesy Galerie Michel Rein)

En pénétrant dans les lieux, le visiteur se trouve face à une grande installation de Maja Bajevic, voulue comme une sorte d’île, faite de terre et de bribes de végétation, sur laquelle des ampoules clignotent, reproduisant en « morse lumineux » des textes relatifs à l’utopie politique, faibles souvenirs d’idéaux aussi en jachère que l’est le terreau-socle de cette œuvre. Nettement plus ascétique dans son déploiement, Vittorio Santoro suspend une planche au plafond, dispose une lame de guillotine à une fenêtre et accroche un drapeau au fond de la salle (ce même drapeau, doté d’un aphorisme, qu’il demande à huit personnes d’accrocher dans Paris sur des façades d’immeubles). Dans la continuité des travaux déjà vus du Suisse, il s’agit donc de gestes au caractère allusif, au propos sous-jacent certain mais dont la traduction concrète peut être marquée par une dimension hermétique.

JPEG - 98.1 ko
Joana Hadjithomas et Khalil Joreige - Unconformities
(courtesy Galerie In Situ-Fabienne Leclerc)

Lauréats du Prix (nous aurions fait, un peu par défaut, le même choix), Joana Hadjithomas et Khalil Joreige se sont attachés à l’histoire de Paris, Athènes et Beyrouth, en exposant des carottages issus de fouilles dans les sous-sols de ces trois villes. Présentés dans des tubes de verre, ces fossiles sont, par ailleurs, détaillés sur des rubans de papier qui permettent d’identifier les types de pierre, de visualiser les limons et, subséquemment, d’effectuer un voyage dans le temps tout à fait stimulant. Remontant un peu moins loin, Charlotte Moth a excavé quatre sculptures du fonds du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, présentées telles quelles, simplement illuminées indirectement par une lumière rebondissant sur un disque en laiton. Ici encore, et c’est fort probablement la limite de l’ensemble de l’exposition, la proposition vaut davantage par son apport scientifique et historique que par son aspect esthétique et plastique.

François Bousquet
le 18/12/2017

À lire également

du 03/10/2012 au 07/01/2013
Adel Abdessemed : Je (...)
(Centre Pompidou)
du 10/10/2011 au 09/01/2012
Yayoi Kusama
(Centre Pompidou)
du 03/06/2009 au 07/09/2009
Philippe Parreno : 6 (...)
(Centre Pompidou)
du 04/12/2002 au 06/12/2002
The Show Must Go On
(Centre Pompidou)