Maurice Blaussyld / Samuel Richardot : Duographie

 date

du 28/11/2017 au 13/01/2018

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Maurice Blaussyld / Samuel Richardot

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Avec son intitulé simple et efficace, on sait qu’on se trouvera en face d’une double exposition personnelle chargée, éternelle aporie, de faire dialoguer deux artistes dont le programme de salle avoue d’emblée qu’ils sont « a priori si différents qu’on ne saisit pas ce qui les réunit ». Mais comme tout est dans tout, et réciproquement, Anne Bonnin réussit quand même à instaurer un échange entre les deux plasticiens, articulés autour du silence, lu comme le jeu sur les espaces interstitiels et les blancs.

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Maurice Blaussyld - Sans Titre
(courtesy de l’artiste)

C’est ainsi que Maurice Blaussyld développe un travail dans lequel il est apporté autant de soin à ce qu’on voit (une sculpture, les murs d’une installation) qu’au vide laissé au milieu de la sculpture ajourée ou à l’intérieur de l’espace délimité par les cimaises. Dans la foulée des œuvres que nous avions vues au Plateau en début d’année, il s’agit à nouveau de mettre en lumière ce qu’on ne voit pas d’ordinaire, en magnifiant cavité et vide. Pour autant, en présence des toiles de Samuel Richardot, ces propositions se font un peu trop arides, laissant le spectateur plutôt froid.

Au printemps 2011, nous découvrions, grâce à une courte présentation au FRAC Languedoc-Roussillon, Richardot et son geste libre et léger, fait de traînées de couleur et d’appositions d’adhésifs sur des toiles blanches. Ce registre de composition continue d’être privilégié par le Français, dans de grandes toiles tout juste parcourues de traits et interventions chromatiques. Ces fragments font alors œuvre évocatrice et suggestive : une forme triangulaire, une ogive rouge et noir et des volutes composent Barbecue, une baguette colorée multipliée dans différentes positions forme Majorette et des jambes esquissées ornent Football.

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Samuel Richardot - Sans Titre
(courtesy de l’artiste)

Ne se limitant pas à des interventions picturales, Samuel Richardot améliore une autre technique déjà usitée, plaçant morceaux de tissu, plastique, papier et métal sur une planche de bois légèrement surélevée, comme une scène. En 2011, il s’agissait uniquement d’y disposer des pochoirs, papiers et rouleaux de Canson ; cette fois-ci, la matière a pris encore davantage corps. L’idée que ces zébrures, gestes un peu maladroits et non rectilignes, se soient échappés des toiles pour venir sur cette mini-estrade se retrouve mais prend donc davantage de sens, constituant un petit théâtre d’objets, écho ludique et malicieux des toiles accrochées aux murs.

François Bousquet
le 25/12/2017

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