Robert Crouch

A Gradual Accumulation of Ideas Becomes Truth

(Line / Metamkine)

 date de sortie

22/04/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Line / Minimal / Robert Crouch

 liens

Robert Crouch
Line

 autres disques récents
Cristian Vogel
Classics Remastered 1993-1998
(Sub Rosa)
Lau Nau
Poseidon
(Fonal)
Ueno Takashi
Smoke Under The Water
(Room40)
Spirit Fest
s/t
(Morr Music)

C’est chez Dragon’s Eye Recordings que l’on découvrait Robert Crouch en 2011. On a ensuite croisé l’Américain lors de diverses collaborations, puis comme auteur d’un remixe de Pinkcourtesyphone, le projet de Richard Chartier. Il y a donc une certaine logique à le retrouver aujourd’hui sur le label Line, dirigé par ce même Richard Chartier.

Le label Line est assez productif et nous devons faire des choix quant aux productions que l’on décide de couvrir ici. Or ce choix a été simple. En dehors du fait de suivre l’évolution de certains artistes, il y a bien sûr l’appréciation d’un album qui rentre en ligne de compte et ce nouvel album de Robert Crouch nous a véritablement envoûter. Il semblerait que le musicien ait travaillé sur l’épure depuis 2011 et les 5 pièces ici présentes se placent quelque part entre le drone et l’ambient minimale, avec toutefois des constructions à la fois fines et complexes.
Ça commence de façon assez classique, avec des nappes minérales, un peu feutrées et trop hésitantes pour nous emporter. Mais de subtiles changements interviennent régulièrement, une organisation semble se mettre en place, une boucle régulière se forme, une drone oscillant prend le dessus sur des frétillements de cymbales, et de ces répétitions naît la capacité hypnotique de ce premier titre.

La nature même du son est changeante, tantôt métallisée puis cristalline, sourde, profonde puis aérienne, et pas si lisse que ça, même granuleuse en ouverture du superbe 3184 Pullman, Costa Mesa, 1974, un titre particulièrement vivant, à la fois apaisé et menaçant. On sera bien incapable de dire si les claquements rythmiques, d’abord chaotiques, sont le fruit de la composition de l’artiste ou d’un field recordings, mais ils donnent vraiment l’impression, lorsqu’il gagnent en régularité, d’être le bruit d’un train sur les rails. Une tension se crée régulièrement par l’ajout de strates, la montée du volume sonore, formant ainsi des pièces pleines de relief malgré leur apparente linéarité.
Pièce centrale, Limbo Town (Croatoan) est peut-être l’exception qui confirme la règle, particulièrement minimale, avec un son dense, à la fois étouffant et captivant. Une ambiance qui se poursuit sur Bellona (version 0-375-70668-2) et ses craquements, ses virages dans les aigus, ses oscillations à la limite de la saturation, ses grésillements qui nous font presque penser à des riffs de guitare.

L’album se termine avec Potbelly Hill que l’on trouvera un peu en retrait, certainement en raison du style adopté, plus lumineux, plus léger, qui le rend plus classique, un peu moins fort. Ce 3ème album solo de Robert Crouch reste toutefois une excellente surprise, pour tout amateur d’ambient minimale !

Fabrice ALLARD
le 02/01/2018

À lire également

Asmus Tietchens
Ornamente (Zwischen Null Und Eins)‬
(Line)
Pinkcourtesyphone
Please Pick Up
(IO Sound)
France Jobin
Singulum
(Line)
Yann Novak & Robert Crouch
Fata Morgana
(Murmur Records)