Spirit Fest

s/t

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

10/11/2017

 genre

Rock

 style

Pop

 appréciation

 tags

Morr Music / Pop / Rayon / Spirit Fest / Tenniscoats / Ueno Takashi

 liens

Tenniscoats
Morr Music

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Comme tant de collaborations entre musiciens connus par ailleurs, cette coopération entre Tenniscoats et des artistes allemands est née à l’occasion de concerts : invités par Markus Acher à jouer dans un festival qu’il organisait, les Japonais ont alors croisés d’autres musiciens voisins et se sont même retrouvés dans un petit home-studio. Est alors né ce projet d’un groupe en commun, réunion de cinq intervenants opérant déjà tous soit en solo, soit dans d’autres formations. La capacité des uns et des autres à jouer aux côtés de musiciens divers a rapidement permis de composer plusieurs morceaux, qui constituent à présent un véritable album, dont l’esthétique d’ensemble penche cependant plutôt du côté des Japonais.

De fait, la voix de Saya Ueno étant de presque tous les titres, très majoritairement dans sa langue natale, la coloration principale se fait est-orientale, d’autant plus que les instrumentations vont également dans ce sens, avec une dimension « pop » assumée, portée par des arrangements directs, un caractère globalement léger et permettant de dodeliner de la tête, des mélodies sympathiques et fraîches. Banjo, mélodica et instruments-jouets soulignent aussi ces aspects alors que, lorsque Markus Acher se trouve en première ligne, son chant plus traînant (flirtant peut-être avec la justesse) amène Spirit Fest vers des ballades (River River).

Saya Ueno sachant aussi se distinguer dans ce registre (Mikan), l’album finit par s’avérer une alternance entre morceaux dans lesquels la guitare acoustique se trouve délicatement grattée (Hitori Matsuri), titres à l’atmosphère languide (To The Moon) et pistes plus entraînantes. Pour autant, ce long-format reste assez inoffensif, à la limite du décoratif même, à force d’arpèges de guitare sèche, de batterie attaquée par Cico Beck aux balais, de bribes mélodiques du piano-jouet de Mat Fowler ou de la basse bien sage de Takashi Ueno.

François Bousquet
le 17/01/2018

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