Ueno Takashi

Smoke Under The Water

(Room40 / Import)

 date de sortie

10/11/2017

 genre

Rock

 style

Improvisation

 appréciation

 tags

Improvisation / Room40 / Ueno Takashi

 liens

Room40

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Riche semaine de novembre pour Takashi Ueno (ici dénommé Ueno Takashi) puisque le même jour paraissent deux albums dans lesquels il est partie : le premier long-format de Spirit Fest (que nous venons de chroniquer) et cet effort solitaire, que publie Room40. Il s’agit, au reste, du troisième album sorti par le label australien du Japonais, et son vingtième (!) personnel, marques d’une carrière solo déjà bien riche mais sur laquelle nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous arrêter. Il est vrai que nous n’étions pas forcément très réceptifs à la musique de Tenniscoats (le duo formé avec sa femme Saya), ce qui peut justifier notre absence d’empressement à découvrir la musique de Takashi.

Pourtant, celle-ci se différencie nettement de ce qu’il peut produire par ailleurs : ici, nous sommes face à un musicien seul avec sa guitare et une pédale d’effet, jouant sur les harmoniques et les cordes de son instrument. Développant une dimension répétitive, travaillant sur le caractère aigu et lumineux des sons produits, le musicien se livre à de longues improvisations qu’il interrompt au bout de dix minutes, voire d’un quart d’heure (One, Two). Plus loin, il peut faire sonner sa six-cordes comme une harpe (Three) ou bien comme un clavecin (Four).

Imaginant très bien le Japonais s’évertuer à faire du finger-picking un peu virtuose, agrémenté de tapping ou de travail à la pédale, on se situe typiquement en présence d’une forme d’exercice de style, un peu ostentatoire, assez prenant mais un rien distancié en l’absence de support visuel. Plus encore, et en assumant ce très mauvais jeu de mots, on peut aussi avoir l’impression qu’à force (le disque dure quand même soixante-six minutes), l’ensemble tape sur le système, surtout quand les sonorités se font suraigües (Six). Voici donc l’exemple éclatant du projet théoriquement intéressant mais qui bute sur sa concrétisation.

François Bousquet
le 19/01/2018

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