Martina Lussi

Selected Ambient

(Hallow Ground / Import)

 date de sortie

22/11/2017

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electroacoustique

 appréciation

 tags

Ambient / Electroacoustique / Hallow Ground / Martina Lussi

 liens

Hallow Ground
Martina Lussi

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Suissesse encore inconnue de ces pages (il s’agit, de fait, de son premier album venant après un EP), Martina Lussi annonce sa tonalité musicale dès l’intitulé de son long-format : dénommer un disque (publié uniquement en vinyle et téléchargement) Selected Ambient spécifie bien dans quelle dynamique l’artiste souhaite s’inscrire. Au surplus, avec seulement quatre pistes pour moins de vingt-cinq minutes, on imagine bien que la musicienne de Lucerne a opéré une sélection parmi l’intégralité de ses compositions.

L’écoute de l’album confirme aisément ces présupposés puisque Martina Lussi sait tisser de beaux morceaux ambient, portés tantôt par une guitare aux nappes tremblotantes (Sodalith), tantôt par des slides de six-cordes (Opal) ou bien par des matériaux plus électroacoustiques, par le biais de composantes un peu métalliques ou percussives. Comme souvent dans ce type de proposition, des aspects opaques, voire oppressants, dominent un propos aux vertus également largement évocatrices. Évidemment, le lecteur peut avoir l’impression que nous alignons ici les lieux communs de tout travail ambient, mais il faut accepter d’en passer par ces moments assez traditionnels pour accéder à des rivages plus singuliers.

C’est ainsi qu’au milieu de Citrin, une rythmique sourde fait son entrée, relayant des frappes sur des matériaux métalliques et entraînant le morceau dans une direction insoupçonnée, entre techno minimaliste et incitation à remuer la tête. Autre élément un peu différent du « tout-venant ambient » avec les clochettes, puis les traits saturés croisés avec des lacérations de six-cordes, d’Achat. Au total, avec une moitié un peu convenue et une moitié nettement moins basique, on tient un disque faisant office de belle révélation pour une artiste qu’on verrait bien se produire à l’occasion d’une prochaine édition de Présences Électronique.

François Bousquet
le 31/01/2018

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