The Gentleman Losers

Permanently Midnight

(Grainy Records / Import)

 date de sortie

08/12/2017

 genre

Rock

 style

Electro / Psyché Rock

 appréciation

 tags

Electro / Grainy Records / Psyché Rock / The Gentleman Losers

 liens

Grainy Records

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Disparus depuis la fin des années 2000, au cours desquelles ils avaient livré deux albums tout à fait convaincants (sur Büro et City Centre Offices), les Finlandais de The Gentleman Losers sont de retour avec un nouveau long-format. Dans l’intervalle, ils s’étaient consacrés à d’autres projets, dont le plus pop Lessons ; comme souvent, ce travail parallèle vient infuser la réalisation de ce Permanently Midnight qui, de ce fait, quitte le post-rock alangui développé par le passé.

Le morceau d’ouverture fait, à ce titre, office de transition entre les anciennes compositions de frères Kuukka et leurs nouveaux morceaux puisqu’après ce There Will Come Soft Rains, l’ensemble prend des atours un peu plus psyché, portés par des synthés plus présents, des petits « fizzz » ajoutés çà et là ou encore des lignes vocales filtrées (The Good Bird Singin’ In The Twilight Tree). Plus on avance dans l’album, plus ces caractéristiques se font prégnantes : les voix se font embuées et un peu noyées sous l’instrumentation, les effets façon theremin s’empilent, une sorte de vibraphone intervient (Wintergreen), un piano électrique passe par-là (As I Came Through The Desert Thus It Was) et les guitares tricotent à l’unisson. Et quand Samu Kuukka et Ville Kuukka délaissent un peu ces oripeaux psyché, c’est pour aller dans une direction « smooth pop » guère plus emballante (Rising Tide, marqué par le chant de Patrick Sudarski, leur compère de Lessons).

Affichant trop ostensiblement leurs intentions (la volonté de travailler sur l’entre-deux, à mi-chemin entre la disparition d’un état antérieur et l’absence d’un état futur), les dix morceaux déroulent cette sensation de flottement qui manque singulièrement de corps et de consistance. On se trouve ragaillardi quand des rythmiques et une guitare électrique plus affirmées font leur apparition (Occultation Of Hesperus) bien que, là encore, on dénote une certaine facilité dans la répétition du même sur près de cinq minutes. Sur le plan de l’orchestration, les notes de pochette indiquent la présence d’un trio à cordes, adjuvants qu’on sera bien en peine d’identifier sur un album au caractère diablement inoffensif.

François Bousquet
le 04/02/2018

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