DramaVinile

La Deuda [Eterna]

(manyfeetunder / Internet)

 date de sortie

10/05/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / DramaVinile / Expérimental / manyfeetunder / Post-Rock

 liens

DramaVinile
manyfeetunder

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Alors que l’on était persuadé de connaitre le label manyfeetunder, on réalise que l’on n’en a en fait jamais parlé. Il s’agit d’une structure italienne qui répartit son travail dans 2 divisions : manyfeetunder/concrete pour le label et manyfeetunder/homemadelabel pour le netlabel. Il se trouve que manyfeetunder, qui a déjà produit des albums de Deison, Giulio Aldinucci, Franz Rosati ou encore Aidan Baker, est dirigé par Vincenzo Nava qui compose sous le nom de DramaVinile.

Après un certain nombre de singles et EP publiés tour à sur sur son propre label et sur d’autres structures, on considérera que La Deuda [Eterna], malgré son format court, est le premier album de l’Italien. La construction de celui-ci s’appuie sur 5 titres dont la plupart tournent autour des 3-4mn, mais le disque s’ouvre sur un morceau-titre de plus de 11mn qui posent les bases et donne le ton général de ce très bel album.
Une longue intro ambient expérimentale influencée par le post-rock puisqu’elle tourne autour de nappes et glissements de notes de guitares, ponctuée de petits bruitages électroniques et textures grésillantes. On passe ensuite à un superbe passage où une électronique à la fois mélodique et fracturée s’impose avant d’aborder la 2ème moitié de cette pièce, cette fois beaucoup plus hésitante. On pense essentiellement aux musiques improvisées avec une multitude de petits bruitages et une mélodie de guitare tremblotante.

DramaVinile joue donc sur un mélange des genres, avec toutefois une dominante de guitare, tantôt naturelle, sous forme de notes, nappes ou drones (UP-Nea), tantôt triturée par l’électronique, créant des textures nasillardes, grésillantes et de forts contrastes sur le magnifique Elephant.
L’album semble alterner les styles et après le limpide Untitled on tombe sur le son sourd de Seven, l’impression d’être sur un petit bateau au moteur bourdonnant, lente avancée dans une nuit brumeuse et le rapide égrenage de notes d’une guitare lumineuse, une lueur d’espoir. Suivant cette alternance, l’album se termine sur Ropes et ses nappes de guitare, certaines probablement jouées à l’archet, lorgnant alors vers un post-rock ambient.

Un très bel album qui a l’avantage de décloisonner les genres et puisqu’il est composé par le responsable du label, on réalise qu’il est parfaitement représentatif de la ligne tenue par son label, manyfeetunder.

Fabrice ALLARD
le 29/01/2018