Robert Lippok

Open Close Open

(raum / Internet)

 date de sortie

17/06/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Dub / Electronica / Glitch

 appréciation

 tags

Ambient / Dub / Electronica / Glitch / raum / Robert Lippok

 liens

raum

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On était déjà surpris en 2011 de retrouver Robert Lippok chez Raster Noton et ayant oublié ce fait, on est encore surpris aujourd’hui avec cette sortie du label raum qui réédite un EP de l’Allemand déjà publié chez Raster Noton en 2001 ! Pour nous, le nom de Robert Lippok nous fait essentiellement penser à To Rococo Rot et des collaborations plutôt chouettes avec Barbara Morgenstern. Nous étions donc encore une fois curieux de voir à quoi pouvait ressembler une production de cet artiste sur ce label.

Commençons par l’objet, très beau vinyle transparent dont le rendu semble faire référence à la version originale, CD maxi dans son boitier en plastique translucide. A l’intérieur on retrouve les trois titres du CD et une piste bonus, très belle mais dont le style dénote un peu par rapport aux 3 précédentes.
On commence par Open, le titre le plus en phase avec le label Raster Noton. Des sonorités d’abord hésitantes, arides, comme des crissements graves avec au second plan de rapides notes cliquetantes et vibrantes. Petit à petit les éléments se mettent en place et sans que l’on s’en rende compte, finissent par former une rythmique minimale. Avec Close on change déjà de style avec quelques sonorités électroniques un peu étranges, peut-être des voix manipulées, sur lesquelles viennent se poser des nappes langoureuses de cordes, dignes d’une musique de film. Mais alors que celle-ci disparaissent à quelques minutes de la fin, des petits bleeps prennent le relais dans un style qui nous rappelle justement To Rococo Rot.

On change de face et on repart pour un tour avec un autre titre qui s’appelle lui aussi Open... Très réussi, il reprend le style que l’on venait de lâcher en face A, par pulsations de tonalités rondes, rebondies, gagnant en relief au fil du morceau alors que d’autres bleeps plus aiguës, métalliques font leur apparition. Ce titre nous apparaîtra comme une synthèse des deux précédents, le plus efficace puisqu’il allie la rythmique minimale du premier à la mélodie poppy du second.
En piste bonus, le petit plus de cette réédition s’intitule +. Comme on le disait en introduction, on change assez nettement de registre puisque Robert Lippok s’attaque ici à un dub électro du plus bel effet, à la fois aride, sec, avec ses pluies de grésillements et crissements, mais aussi chaleureux et lumineux, invitant même un piano en contraste à ce son étouffant. D’ailleurs ce morceau finit par s’ouvrir sur l’extérieur, terminant par des enregistrements ambiants, piaillements d’oiseaux et cris d’enfants.

Une très belle surprise donc, et un album qui donne envie de réécouter les autres travaux de Robert Lippok.

Fabrice ALLARD
le 06/02/2018

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