Sturqen

Cura

(Kvitnu / Import)

 date de sortie

03/06/2016

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Noise / Techno

 appréciation

 tags

Expérimental / Kvitnu / Noise / Sturqen / Techno

 liens

Kvitnu
Sturqen

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Cela fait des années que l’on n’avait pas eu de nouvelles du duo portugais Sturqen, découvert sur le label Kvitnu chez qui on les retrouve aujourd’hui. Entre temps Sturqen a produit essentiellement des EPs et le LP Neophobia à côté duquel on est passé. Auteur jusque là d’une musique parfaitement calibrée pour le label ukrainien, ce nouvel album révèle quelques surprises plutôt bienvenues !

Certes, on démarre avec les pulsations de basses, sifflements électroniques et rythmiques brutes de Coronel qui se place dans la droite ligne des productions Kvitnu. Un tempo soutenu, des sonorités aux influences industrielles, des basses nasillardes, bref une techno-indus particulièremet efficace qui s’enchaîne à merveille avec Systema qui en reprend quelques sonorités tout en optant pour un style plus minimal. Le tempo est plus posé, moins prévisible et l’accent est mis ici sur des ronronnements oscillants plutôt chaleureux.
C’est cette approche nouvelle que l’on trouvera intéressante sur ce disque. Systema donne en effet le ton aux pistes suivantes : rythmique claquante et drones nasillards de plus en plus nerveux pour Kivi, tournoyants et proches d’une sirène sur Passaros, avec cette fois des percussions sèches et concassées. On notera enfin quelques sonorités inattendues, sifflements et glissements sur Kivi qui nous font penser à des expérimentations électroacoustiques des années 70. Ces expérimentations sonores sont l’autre belle surprise de cet album, prenant particulièrement corps sur l’ambient abstraite et inquiétante du très beau Cavani.

Même si Ghilas est assez brut avec ses pulsations de basses nasillardes, du genre à séduire les fans de Pan Sonic, et ses riffs de guitares électriques, la 2ème moitié de l’album confirme le virage abordé par les deux Portugais. On notera tout particulièrement l’arythmique Fobos qui s’appuie sur des bleeps électroniques lumineux ponctués de quelques grondements, le plus équilibré Ptomaina que l’on rapprochera d’une electronica qui serait sortie des studios du GRM, ou encore l’expérimental Navegador qui aligne graves tonalités cristallines, grondements synthétiques, puis souffles et chuintements inquiétants.
Comme pour refermer la boucle, l’album se conclut sur un nerveux Asteroide : pulsations rythmiques de basse, boucle d’une tonalité nasillarde et rythmique sèche composent l’essentiel de ce titre tout juste ponctué de quelques bips réguliers.

Une belle surprise donc, un album qui ravira les amateur d’une electro-indus sortant des sentiers battus.

Fabrice ALLARD
le 26/02/2018

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