Frank Bretschneider

Lunik

(Shitkatapult / La Baleine)

 date de sortie

16/02/2018

 genre

Electronique

 style

Electro

 appréciation

 tags

Electro / Frank Bretschneider / Komet / Shitkatapult

 liens

Frank Bretschneider
Shitkatapult

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Alors qu’on s’apprêtait à débuter cette chronique en indiquant qu’à l’instar d’autres artistes bien exposés, Frank Bretschneider fait partie de cette catégorie de musiciens dont ces pages ne relatent pas toutes les sorties, on se rend compte que Lunik est, en réalité, le successeur de Sinn+Form, publié il y a trois ans. À l’époque, ces pages avaient pu souligner le caractère assez excluant d’un disque expérimental fait de sons concassés, de mini-explosions et de petits larsens. Comme s’il fallait équilibrer son parcours, l’Allemand livre, avec ce nouveau long-format, quelque chose de nettement plus accessible. Sorti par Shitkatapult (sur lequel avait déjà paru Komet, disque marqué par des atours electronica-dub, et qui semble donc être le label de prédilection de Bretschneider pour ses propositions les moins arides), Lunik se veut influencer à la fois par le minimalisme, le psychédélique et le krautrock.

Si cela pourrait conduire à une forme de pudding indigeste, cet amalgame produit quelque chose d’assez intéressant, comme dans Kinetik, morceau à la belle progression, introduisant plusieurs composantes renvoyant à ces trois styles musicaux, ou dans Statik qui, contrairement à son titre, convoque quelques éléments qui font doucement remuer la tête. De même, Plastik, débuté avec des accointances dub, se trouve parcouru de touches plus appuyées et de rythmiques. Pour autant, au regard de ce que le musicien a pu offrir par le passé, on peut trouver ce disque sage (et ce ne sont pas les « k » mis à la fin de chaque titre qui s’avère d’une folle audace), voire trop confortable.

Pour justifier ces qualificatifs, on renverra ainsi à la petite mélodie d’Elektrik, au chant féminin sur Numerik, à la forme répétitive de Motorik et Mechanik (bien nommé, pour le coup) ou encore les accords plaqués de Sputnik. C’est donc avec un certain plaisir qu’on retrouve, dans Logik ou Elastik, quelques pulsations aux fréquences aigues, comme des cliquetis améliorés, typiques du travail de l’Allemand. Sans réclamer qu’un artiste reste dans son même couloir tout au long de sa carrière, c’est assurément ces caractéristiques qui ont nos préférences.

François Bousquet
le 22/03/2018

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