Stéphane Dafflon : U+25A6

 date

du 01/02/2018 au 15/04/2018

 salle

Le Plateau / FRAC Île-de-France,
Paris

 appréciation
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Le Plateau / FRAC Île-de-France / Stéphane Dafflon

 liens

Le Plateau / FRAC Île-de-France

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Parmi les plasticiens suisses francophones issus de l’ECAL et dont ces pages vantent régulièrement les mérites, Stéphane Dafflon n’avait pas encore été chroniqué pour une exposition personnelle. Il avait néanmoins participé activement à une présentation des dernières acquisitions du FRAC Île-de-France, en délimitant les espaces d’(Un Mural, Des Tableaux), donnée en 2015. Dans ce même lieu du Plateau, le Suisse fait le choix de travailler autour d’une gamme chromatique, dans des gestes partagés entre peinture, sculpture et adhésif mural. Se retrouve alors la volonté de mettre en place une sorte de fil rouge, destiné à accompagner le visiteur tout au long de son parcours.

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Vue de l’exposition
(courtesy Air de Paris)

De fait, celui-ci se trouve alors réduit à une forme de couloir : plusieurs salles sont condamnées par des cloisons pleines (espace à droite au début, pièce en face des sanitaires) et la solution de continuité induite par l’adhésif mural déployé sur une grande partie des cimaises engage le spectateur à projeter son regard au-delà du point où il se trouve. Proche du nuancier, avec ses variations de quelques pourcentages entre deux teintes juxtaposées, la série des AM (pour « adhésif mural ») part ainsi du magenta pour parvenir au cyan, dans un dégradé à la fois perceptible à l’œil nu, assez subtil dans ses enchaînements et quasi-vertigineux dans son application sur toute la hauteur des murs. En regard, sont disposées des séries d’acryliques intelligemment exposées : plus la forme du châssis ses complexifie (de rectangle, on passe à des triangles inversés, puis des hexagones allongés), plus les motifs géométriques peints dessus se simplifient et plus les camaïeux de couleur se fondent (de six teintes à deux).

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Vue de l’exposition
(courtesy Air de Paris)

Les combinaisons de couleurs recouvrent, au surplus, un véritable caractère vibratoire tandis que le rapport peinture-sculpture se joue autour de créations en bois, représentant des formes basiques (triangle, rectangle…) évidées. Celles-ci peuvent être alors lues comme des filtres ou des prismes (surtout SACCHA014, posée contre AM012/AM013) qui tamisent la lumière extérieure pour aboutir aux nuances reproduites sur les adhésifs muraux. Dans son apparente simplicité, le travail de Stéphane Dafflon se fait alors polysémique, confrontant son apparente abstraction à des velléités plus matérialistes.

François Bousquet
le 30/03/2018

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