The Third Eye Foundation

Wake The Dead

(Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution)

 date de sortie

30/03/2018

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Folk

 appréciation

 tags

Expérimental / Folk / Ici d’Ailleurs / Matt Elliott / The Third Eye Foundation

 liens

The Third Eye Foundation
Matt Elliott
Ici d’Ailleurs

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Antienne connue sur ces pages : certaines figures de la musique électronique n’y ont jamais été chroniquées pour leurs travaux discographiques propres. The Third Eye Foundation apparaît comme la nouvelle occurrence d’un constat qui tend à démontrer que nous préférons privilégier les comptes rendus de concert ou les évocations de travaux parallèles que la description de trajectoires bien établies et bien recensées par d’autres publications que la nôtre. Ce préambule passé, nous pouvons donc nous attacher à Wake The Dead, nouveau long-format de ce projet qu’on croyait abandonné par Matt Elliott à la fin des années 2000, au profit de sa carrière sous son nom propre, mais qui refait surface de temps en temps. Entouré de trois musiciens français, signé sur Ici d’Ailleurs (qui l’accompagne pour son parcours sous son nom personnel depuis le quasi-début), le Britannique se place dans une veine un peu décalée par rapport à sa drum’n’bass traditionnelle.

De fait, l’intégration des claviers, de la batterie et du violoncelle entraîne l’ensemble vers un registre de folk instrumental hanté, parcouru de vocalises spectrales et inquiétantes, cherchant dans la durée des morceaux (en dehors d’une piste, inférieure à quatre minutes, tout le reste dépasse les six minutes) matière à mettre en place des développements qui s’instillent progressivement en nous, à mesure des entrées successives. Au-delà même de la durée intrinsèque de chaque titre, c’est le disque tout entier qui infuse en l’auditeur, pour le conduire au sublime The Blasted Tower, proposition belle à pleurer, entre vocalises prenantes d’Elliott et David Chamlin, traits de violoncelle de Gaspar Claus et rythmiques électroniques ou émanant de la batterie de Raphaël Séguinier.

Passé ce sommet, l’album prend des atours par moments un peu trop chargés (la fin de Controlled Demolition), voire des écarts pas forcément probants (That’s Why, son chant et ses accents hip-hop). De toute évidence, et nous en étions convaincus de longue date, c’est quand il superpose, avec doigté, les différentes strates musicales, dans une forme de tourbillon vertigineux, que The Third Eye Foundation se fait le plus pertinent.

François Bousquet
le 13/04/2018

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