Deison

Any Time Now

(manyfeetunder / Internet)

 date de sortie

13/09/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Expérimental

 appréciation

 tags

Ambient / Deison / Drone / Expérimental / manyfeetunder

 liens

Deison
manyfeetunder

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Évoqué pour la première fois il y a 3 mois seulement, voici une nouvelle production du label manyfeetunder qui nous permet de retrouver l’Italien Cristiano Deison. Auteur d’une multitude de collaborations, notamment avec Mingle et Maurizio Bianchi, il n’avait en fait pas produit d’album solo depuis Quiet Rooms, publié en 2012 chez Aagoo.

Deison produit d’une façon générale une musique ambient. Disons que c’est une catégorie assez pratique et générale avec laquelle joue l’Italien puisque si Quiet Rooms était proche d’une ambient minimale, son travail est souvent plus complexe, intégrant voix et field recordings, glitchs, ou encores instruments acoustiques. Any Time Now s’inscrit pleinement dans cette approche, révélant une ambient tour à tour abstraite et cinématographique.
La construction de l’album est assez particulière, tournée sur 2 pièces de 14-15mn, entourées et séparées par de courts morceaux de 2-3mn. Pas de règles sur leur construction puisque Cut Off qui sert d’introduction joue sur une superpositions de glitchs et tonalités d’harmonium alors que Blissfull Moments s’apparente à une ambient plus classique, mystérieuse, alliant souffles, glitchs crachotant et superbes glissements de nappes.

Mais passons au cœur même de cet album avec les deux pièces principales, Motionless pt.1 et Motionless pt.2. On reste sur une relative abstraction, mais cette première partie est marquée par un lente mélodie de piano un peu vieillot, qui apparaît comme des réminiscences du passé, tandis qu’en arrière plan un ronronnement sourd s’impose et des glitchs apportent du relief. On passe par une ambient fantomatique, un peu inquiétante, tandis que des bruitages métalliques ou une voix tirée d’un vieux poste de radio donnent un peu de vie.
La seconde partie est plus anxiogène, plus proche d’une dark ambient avec ses tonalités graves, ses crissements suraigus, ou ses bruitages mécaniques dans sa deuxième moitié. On retiendra surtout sa mélodie de piano qui apparaît à plusieurs reprises, lente et belle.

On terminera avec les 4mn de The end of Everything qui forme une superbe conclusion à l’album et avec lequel on réalisera que Deison est peut-être plus à l’aise sur un format court. Il concentre en effet ici son propos autour d’une construction assez dense de nappes lointaines, esquisses mélodiques, chuintements et glitchs pour un résultat à la fois doux et riche.

Fabrice ALLARD
le 24/04/2018

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