Serph

Aerialist

(Noble / Import)

 date de sortie

21/04/2018

 genre

Electronique

 style

Drum’n Bass / Electronica

 appréciation

 tags

Drum’n Bass / Electronica / N-Qia / Noble / Reliq / Serph

 liens

Noble
Serph

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Ces pages avaient laissé Serph sur une compilation de relectures de ses albums précédents ; quelques semaines après, à la rentrée 2016, le Japonais livrait une bande-originale de film sur laquelle nous ne nous étions pas penchés. Depuis lors, ce sont les projets parallèles du musicien qui ont eu les honneurs de ces pages (Reliq et N-Qia) avant que Serph ne soit donc réactivé en ce printemps 2018, pour une nouvelle publication longue en bouche (treize morceaux et soixante-sept minutes) d’electronica sautillante et primesautière.

Plus encore que par le passé, cependant, il nous semble que les rythmiques se trouvent ici plus marquées, les pulsations se trouvant redoublées et les impacts plus francs. Il en résulte que, stylistiquement, le Tokyoïte quitte les rivages future-jazz ou 8-bits pour s’approcher de ceux de la drum’n’bass. Mais celle-ci se fait, sur Aerialist, lumineuse et enjouée (le bien-nommé Sparkle, Ignition, Phosphorus), et non pas sombre et un peu plombée comme ce registre y incite trop souvent. Fort heureusement, Serph laisse souffler l’auditeur, ménageant des morceaux moins enlevés entre une suite de pistes alertes.

Quoiqu’il en soit, la rapidité des fréquences des rythmiques semble alors irriguer une large part du reste de l’album puisque les composantes mélodiques se trouvent, elles aussi, parcourues par cette sorte de frénésie : les petits accords de guitare prestement grattés d’Airflow, les voix féminines de Nightfall et Folky suraigües (comme si elles étaient jouées à 45 RPM alors que la partie instrumentale serait à 33 RPM) ou les accords de piano de ce même Folky.

Comme à chaque album de Serph, on peut toutefois déplorer certaines facilités (les changements de ton, un peu attendus, sur deux ou trois morceaux), voire fautes de goût, à l’image d’Artifakt et ses accents un peu vulgaires (dans ses rythmiques ou la tonalité des interventions chantées). On préféra alors se raccrocher aux titres drum’n’bass ou bien à ceux dans lesquels les pulsations électroniques laissent davantage d’espace à un clavier vif et endiablé (Weather).

François Bousquet
le 22/05/2018

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