Geneva Skeen

Dark Speech

(Dragon’s Eye Recordings / Internet)

 date de sortie

23/09/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Dragon’s Eye Recordings / Expérimental / Geneva Skeen / Minimal

 liens

Dragon’s Eye Recordings
Geneva Skeen

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Après avoir écouté et beaucoup aimé cet album, on se décide à en parler et donc à s’intéresser un peu plus à l’artiste qui se cache derrière ce nom. Surprise, c’est une femme qui produit cette musique, elle est américaine, basée à Los Angeles et Geneva Skeen est son vrai nom. Sur ce premier album la jeune femme produit une musique à la fois expérimentale et sensuelle en alliant traitement de field recordings et voix.

La jeune femme cache bien son jeu en enfouissant les field recordings qui ouvrent Compañero (voix, foule, grincement de freins, a priori dans une gare) dans un amas bruitiste et rugueux. Mais au bout de 2mn, alors que cette aridité s’estompe, ce sont de superbes nappes ambient minimales qui prennent le relais, ponctuées par moment de quelques tonalités feutrées et flottantes, oscillant ainsi entre présence et absence.
En passant à Erebus, on aura peut-être déjà l’impression de cerner un certain procédé de composition puisque là aussi on démarre par une phase plutôt expérimentale à base de ronronnements sourds, comme des souffles graves, et quelques notes lointaines, des micros tintements qui tentent de s’en échapper. Dans sa seconde partie, Erebus bifurque sur des nappes-drones imposants desquels s’échappent quelques captations sonores, faisant ici penser à des voitures circulant dans un tunnel.

Mais c’est sur Ambivalence que se portera notre coup de cœur, notamment pour l’utilisation de chœurs soyeux qui apportent douceur et mélodie sur un ensemble de drones affirmés aux tonalités mécaniques. Geneva Skeen nous surprend même avec une belle cassure à mi-parcours pour finir d’élever ces voix.
Ce court album (32mn) se termine avec les grondements sourds, aux évocations industrielles, de Death in a Valley of Fading Stars, qui finit de nous surprendre. L’Américaine reprend les éléments qu’elle affectionne, voix et bruitages pour une composition plus abstraite, enchaînant avec classe chœurs, musique contemporaine électroacoustique et ambient proche de Biosphere à base de pulsations feutrées.

Une très belle découverte pour une artiste qui trouve naturellement sa place sur l’exigent label Dragon’s Eye Recordings.

Fabrice ALLARD
le 27/04/2018

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