Luca Sigurtà

 date du concert

27/04/2018

 salle

Perditempo,
Naples

 tags

Luca Sigurtà / Perditempo

 liens

Luca Sigurtà

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Juste avant de s’élancer pour une petite tournée européenne qui l’emmènera dans l’est de la France (Lyon, Saint-Étienne et Besançon) ainsi qu’à Bâle, Bruxelles et Dordrecht, Luca Sigurtà donnait trois dates dans son pays d’origine. Étant précisément en Italie à cette période, on saisit l’occasion pour voir en live celui dont on suit les travaux depuis une demi-douzaine d’années, naviguant entre ambient expérimentale, drone et présence rythmique plus affirmée, tout en conservant des attaches fortes (notamment par ses différents groupes ou participations) avec les autres musiciens de cette scène transalpine.

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Amklon

Pour ouvrir la soirée (façon de parler puisque le premier set débuta autour de 23h), le bar-librairie-disquaire Perditempo, situé dans le centre de Naples, avait convié le duo local Amklon. Tandis que Sergio Albano était arcbouté sur sa guitare électrique, grattant frénétiquement ses cordes, utilisant un e-bow ou bien une tige en métal, Giuseppe Mascia se tenait derrière ses machines. La configuration très étroite des lieux fit que le premier tournait le dos au public pendant que le second était debout derrière une console, dans un angle du bar. Musicalement, les Napolitains livrèrent une ambient sombre, parcourue de quelques rythmiques, parfois secouée par les interventions de la six-cordes d’Albano, qui lâche toutefois cette dernière pour le dernier morceau, s’emparant alors d’un micro pour une forme de spoken word.

Il était près de minuit quand Luca Sigurtà prit place, face à un public globalement peu concerné (hormis trois ou quatre personnes), plus préoccupé par le fait qu’on était vendredi soir et que les cocktails étaient bon marché. Alors qu’on imaginait assister à quelque chose de plutôt minimaliste, ou bien d’assez expérimental, le musicien du Piémont se situa à mi-chemin, avec des titres conjuguant apports divers, issus de CD « mixés » en direct ou d’autres samples, et rythmiques plutôt sourdes.

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Luca Sigurtà

L’arrivée de grands claquements et de pulsations plus appuyées au milieu de la demi-heure de set permit de relancer le mouvement, avant d’arriver à un très beau dernier morceau quasiment arythmique, marqué par la présence de ce qui pouvait s’apparenter à des cordes samplées et à quelque chose d’assez enveloppant. Au total, la satisfaction d’avoir vu Sigurtà en concert le disputait à la frustration née des modalités d’écoute. Dans ce contexte, on ne saurait que conseiller aux lecteurs qui pourront aller le voir, dans les jours qui viennent, dans de meilleures conditions, de tenter l’expérience.

François Bousquet
le 07/05/2018

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