RX-101

Like Yesterday

(Suction Records / Import)

 date de sortie

14/11/2016

 genre

Electronique

 style

Electro / IDM / Techno

 appréciation

 tags

Electro / IDM / RX-101 / Suction Records / Techno

 liens

Suction Records
RX-101

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L’histoire de RX-101 est franchement atypique. Ce projet du Néerlandais Erik Jong doit vous être complètement inconnu et pour cause : ce jeune homme a enregistré toutes ses productions dans sa chambre d’étudiant entre 1997 et 1999, alors âgé de 21 ans. Passionné par les synthétiseurs, amateur de techno des premières heures, il composa la plupart de ses morceaux en l’espace de 2 ans avant de trouver un travail et d’adopter un rythme de vie plus classique, délaissant cette passion. 15 ans plus tard, il retrouve ses vieilles cassettes dans une boîte, et se décide à uploader petit à petit ses vieilleries sur Soundcloud. Il y recueille des retours très positifs, jusqu’à ce que Suction Records lui propose de publier son travail, réalisant ainsi son rêve de gosse.

Une belle histoire, et une sortie savamment orchestrée par le label canadien qui a accompagné la sortie de l’album de 2 EPs qui contiennent tous deux 1 titre exclusif tandis que le CD ici chroniqué comporte 3 pistes qui lui sont propres. Il faut bien garder à l’esprit que ces compositions ont déjà 20 ans et que le son pourra paraître daté pour certains alors qu’il fera plaisir aux plus nostalgiques. Ça démarre d’ailleurs avec le son d’une techno lourde habillée de flottements mélodiques et vocaux bien datés (Tunnel) pour enchaîner avec deux titres d’une électro/IDM aux mélodies accrocheuses. La rythmique plus étouffée de Morning Glory permet aux mélodies de se déployer tandis que Like Yesterday affiche un joli contraste entre un duo nappes/bleeps mélodiques et basses nasillardes.
Mais on retiendra surtout le son old shool de cette première moitié d’album entre la teinte tech-house de 101 Reasons et ses claviers moyennement inspirés, l’électro saturée de The Calmness of Distortion qui fait encore appel à des samples vocaux, ou le plus expérimental et essentiellement rythmique Dead End aux voix triturées et sirènes lointaines.

On change doucement de registre avec The End of RX-101 qui n’est pourtant pas le plus facile d’accès. Marqué par une rythmique complexe au tempo retenu qui contrebalance sa douceur mélodique, c’est le premier titre de l’album que l’on rapprocherait de l’electronica. On enchaîne ensuite les perles, à commencer par le superbe Bloom composé de deux parties. La première avec sa rythmique ronde et rapide, sa mélodie légère, nous fait penser à un croisement entre Aphex Twin et Kraftwerk. La seconde séduit avec sa mélodie sous forme de glissements de nappes et sa rythmique syncopée que l’on comparerait à de petits frottements. C’est le nom de µ-Ziq qui nous vient ici à l’esprit.
On reste alors plus ou moins dans une veine electronica/IDM, avec parfois un son plus dur comme ce Clatter que l’on rapprocherait du Metal on Metal de Kraftwerk ou plus simplement d’un morceau d’Autechre. De son côté August ’97 fait montre d’un style très affirmé alors que le caudal If I Could Ever Get... conclue l’album sur une electronica plutôt mélancolique.

Un album que l’on a eu un peu de mal à aborder, certainement en raison d’un son assez daté sur les titres les plus portés sur la techno, mais qui est très largement compensé par les morceaux les plus electronica que l’on trouve par la suite. Une belle découverte que l’on pourra prolonger avec l’album Transmission publié en 2017.

Fabrice ALLARD
le 15/06/2018

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