Mary Lattimore

Hundreds Of Days

(Ghostly International / La Baleine)

 date de sortie

18/05/2018

 genre

Rock

 style

Néo-Classique / Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / Ghostly International / Mary Lattimore / Néo-Classique

 liens

Ghostly International

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Depuis un an que nous nous sommes penchés sur le travail solo de Mary Lattimore, via une compilation de morceaux précédemment sortis sous d’autres formats, la harpiste n’a pas ralenti son travail, à la fois en solo, en collaboration ou en participation aux disques d’autres musiciens. Posant un regard sur un nouveau long-format de l’États-Unienne, ces pages peuvent alors faire une comparaison entre ces sept morceaux inédits et ceux chroniqués l’an dernier, plus disparates dans leur origine. Si nous avions pu, à l’époque, regretté une sorte d’uniformité sur la longueur du disque, ce sentiment s’avère moins prégnant ici, en raison, déjà, de la structure même d’Hundreds Of Days, avec son alternance de titres inférieurs à quatre minutes et de morceaux plus longs (de sept minutes trente à onze minutes trente).

Cette variation de durée permet à Mary Lattimore de travailler sur la longueur quand cela est nécessaire, ou bien de concentrer davantage son propos à d’autres moments. Dans le premier cas, il s’agit alors de jouer sur la répétition un peu lancinante des mêmes thèmes, agrémentés de quelques couches supplémentaires ou bien des apports extérieurs (basse, percussion, guitare électrique, clavier, voire expérimentations électroniques) au fur et à mesure (It Feels Like Floating, Baltic Birch). Mais l’États-Unienne peut également conférer un traitement aux cordes de sa harpe, ajoutant une forme de delay, leur conférant un caractère tremblotant (Never Saw Him Again). Elle sait aussi jouer de manière moins fluide, plus heurtée, apportant une dimension un peu bancale, sans que cela ne soit négatif, à ses compositions (On The Day You Saw The Dead Whale).

Du coup, dans la seconde hypothèse, on éprouve quelques difficultés à véritablement s’attacher aux morceaux, en sortant à peine entrés, trop habitués qu’on a été à des développements plus étendus et plus riches. Pour autant, on y croise aussi d’intéressantes rencontres, à l’image de ces accords de guitare électriques nimbés, qui accueillent une mélodie de harpe ressemblant furieusement à The Sound of Silence (Their Faces Streaked With Light And Filled With Pity).

François Bousquet
le 28/06/2018

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