Örvar Smárason

Light Is Liquid

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

18/05/2018

 genre

Electronique

 style

Electro / Pop

 appréciation

 tags

Örvar Smárason / Electro / Morr Music / Pop

 liens

Morr Music

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Apparu sous son nom propre (et non plus uniquement comme membre de múm, Benni Hemm Hemm ou FM Belfast) sur l’album partagé avec Sin Fang et Sóley en début d’année, Örvar Smárason passe logiquement à l’étape suivante avec la sortie d’un disque solo, toujours sur Morr Music. En bonne cohérence, on y retrouve majoritairement cette forme d’électro-pop chantée, à laquelle contribuent plusieurs acteurs de la scène musicale de Reykjavik : sillus, Sóley ou JFDR (Jófríður Ákadóttir, l’une des deux sœurs formant Pascal Pinon et qui publiera dans les prochaines semaines son propre album solo sur Morr Music) pour les parties chantées (ces timbres féminins se mariant très bien à celui de l’auteur du disque), Sindri Már Sigfússon et Samuli Kosminen pour assurer l’accompagnement instrumental sur deux morceaux.

Dans ce contexte où tous ces musiciens interviennent très fréquemment sur leurs albums respectifs, comment trouver une véritable personnalité et livrer un disque qui parvient à se démarquer des autres productions ? Light Is Liquid n’apporte qu’un début de réponse puisqu’Örvar Smárason se positionne donc, stylistiquement, dans une veine un peu plus électro-pop, usant de l’auto-tune pour donner un caractère robotique à sa voix et former ce que son label appelle de l’« android pop music ». Mais, celle-ci, plutôt que de convoquer des rythmiques entraînantes au soutien du chant, se fait nettement plus mélancolique (les robots pleurent aussi !), servie par des instrumentations faites de Glockenspiel et de nappes de synthé (The Duality Paradox).

Autres apports pertinents, plusieurs programmations jouent sur le caractère fluide de leurs roulements, comme en écho de l’intitulé de l’album (le caudal Cthulhu Regio, s’étirant sur plus de huit minutes), composant un long-format finalement plus intéressant qu’initialement imaginé, non limité qu’il est à ce qui aurait pu être une sorte de « disque de producteur ».

François Bousquet
le 29/06/2018

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