Yann Novak

Ornamentation

(Touch / Metamkine)

 date de sortie

11/11/2016

 genre

Electronique

 style

Ambient / Minimal / Field Recordings

 appréciation

 tags

Ambient / Field Recordings / Minimal / Touch / Yann Novak

 liens

Touch
Yann Novak

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Yann Novak est désormais un habitué de ces pages. Auteur d’une musique ambient minimale, régulièrement produite pour des installations, l’Américain qui gère le label Dragon’s Eye Recordings signe ici son tout premier album pour Touch après s’être illustré entre autre chez Line, Hibernate, ou encore Murmur Records.

On ne sera pas surpris, et c’est même confiant que l’on abordera cet album en voyant qu’il est composé d’une pièce unique, Ornamentation, d’une durée de 49 minutes. On démarre timidement par un souffle, duquel s’échappent quelques bruitages ou field recordings. Progressivement, une nappe linéaire s’installe, s’impose, et donne l’impression que le souffle tout entier n’est qu’un field recording d’un silence ambiant amplifié.
Logiquement, les 49mn de cette pièce font preuve d’une linéarité exemplaire et chaque composante évolue en douceur. Pas de cassures, pas de ruptures, les changements s’opèrent progressivement, sur la longueur, et deviennent imperceptibles, comme cette douce nappe qui devient de plus en plus aride et minérale.

Quand une étape se termine, qu’une tonalité s’efface, ce sont les bruitages et field recordings qui pendant un court instant prennent le dessus, à l’image de ces micro entrechocs (vers 10-12mn) qui servent de transition avec une nouvelle tonalité ambient, statique et minimale, que l’on pourrait comparer à la lente et grave résonance d’une cloche. On aimerait que ces nappes et drones soient seuls, linéaires ou ondulants, mais l’artiste habille ici en permanence ses strates instrumentales de micro bruitages, que ce soit des entrechocs sourds, des frétillements métallisés ou de légers crépitements accompagnant un virage vers des tonalités plus arides vers 28-29mn).
Le vocabulaire est donc assez limité, mais parfaitement maîtrisé et utilisé à bon escient. Il suffit d’adhérer sur les premières minutes pour se laisser embarquer par ces nappes cotonneuses et habitées, de se perdre dans des paysages monochromes, de se laisser bercer au gré des boucles, comme celles qui se prolonge sur les 10 dernières minutes de l’album.

On se doutait bien qu’on ne serait pas déçu par cet album, et il devrait en être de même pour tout amateur d’ambient et autres douceurs minimales.

Fabrice ALLARD
le 09/07/2018

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